Salaheddine Mezouar confiant et convaincant

Fayçal Mekouar et Salaheddine Mezouar.

LE PRÉSIDENT DE LA CGEM FACE À LA PRESSE


Statuts de la CGEM, départ d’Ahmed Rahhou, polémique autour de la présidence du groupe de la CGEM à la Chambre des conseillers… le patron des patrons n’a rien esquivé. Il a réponse à tout.

C’est une sortie médiatique pour le moins inattendue du président de la CGEM, Salaheddine Mezouar. Lors d’une rencontre avec la presse nationale, mercredi 23 janvier 2019, le patron des patrons, flanqué de son vice-président, Fayçal Mekouar, s’est livré à un exercice fastidieux d’explications et de clarifications après la salve de critiques dont il a fait l’objet dans la presse, ces dernières semaines. Huit mois à peine après son élection, le 22 mai 2018, après une candidature considérée comme l’une des plus controversées dans l’histoire de la CGEM, l’ancien ministre des Affaires étrangères a évoqué, point par point, tous les sujets qui fâchent et pour lesquels il a été sévèrement malmené dans les médias. Il reconnaît au passage avoir manqué de communication vis-à-vis des médias depuis le début de son mandat. Une tare à laquelle il compte remédier dans l’avenir.

Se posant désormais comme un président qui veut instaurer des règles et des normes pour le bon fonctionnement normal et démocratique de la CGEM, Salaheddine Mezouar parle des statuts de la CGEM, considérés justement comme caduques. «Des statuts, selon lui, qui ne sont plus adaptés à une organisation patronale qui évolue et un environnement économique international en changement perpétuel ». Il a ainsi mis en place un comité statutaire qui va se charger du réaménagement des statuts. Ce réaménagement va s’opérer avec un changement au niveau de la représentation dans le conseil d’administration de la CGEM. Une représentation qui ne reflète pas l’ensemble des entreprises affiliées à la confédération.

La légitimité par les élections
S’agissant de la polémique qui avait enflé après l’élection surprenante de Abdelhamid Souiri comme nouveau président du groupe parlementaire de la CGEM à la Chambre des conseillers en lieu et place de Neila Tazi, M. Mezouar tente de clarifier les choses en affirmant que les rôles au sein du groupe parlementaire ne doivent pas être attribués selon une logique de «copinage». Et que seules les élections donnent la légitimité. Ces nouvelles règles seront intégrées dans les nouveaux statuts et le règlement intérieur de la CGEM.

Sur le cas d’Ahmed Rahhou, qui a quitté la CGEM où il officiait en tant que vice-président, M. Mezouar, tout en louant ses qualités d’homme de valeur et de travail, estime qu’il lui revient d’expliquer son geste. Le président de la CGEM semblait, en effet, affecté et blessé par ce départ. D’autres chantiers ont été par ailleurs annoncés: la fiscalité, l’informel, le redéfinition de la relation avec l’Etat et les partenaires sociaux ainsi que la mise en place d’une CGEM Internationale qui sera chapeautée par un président. Des ambitions fortes et légitimes qui placent désormais M. Mezouar au coeur de l’appareil économique national.

Laisser un commentaire

Merci de cocher cette case