IL A ÉTÉ ARRÊTÉ AVEC L’AIDE DES SERVICES MAROCAINS

Saïd Bensedira, un influenceur sous influence

Originaire d’Algérie, Saïd Bensedira est connu pour son activisme sur les réseaux sociaux contre les dirigeants de la junte militaire algérienne. Sa récente arrestation en France a provoqué l’ire des autorités à Alger, qui réclament son extradition.


L’arrestation, samedi 27 avril 2024 à Paris, par la police française de l’opposant algérien, Saïd Bensedira, connu pour son activisme politique contre les dirigeants de la junte militaire à Alger, révèle une nouvelle fois un pouvoir algérien aux abois. Arrêté avec l’aide des services de sécurité marocains, Saïd Bensedira, qui réside officiellement à Londres, est accusé par les autorités françaises d’avoir des contacts avec des agents algériens infiltrés en France pour préparer et commettre des assassinats contre des opposants au régime algérien.

Maghreb Intelligence, le média en ligne qui a été le premier à rapporter l’information, explique que les crimes préparés par les espions algériens infiltrés en Hexagone devaient par la suite être attribués au Maroc, dans une tentative désespérée de porter atteinte à l’image du Royaume sur la scène diplomatique internationale. Selon la DGSE, les services secrets français, Saïd Bensedira aurait envisagé de faire des déclarations accusant le Maroc d’être derrière une machination qui viserait à le décrédibiliser.


Depuis son arrestation, les autorités algériennes mettent les mains et les pieds pour pousser à l’extradition de cet espion présumé qui se cachait derrière son masque d’opposant. Le pouvoir algérien craint en effet que Saïd Bensedira révèle tous ses secrets aux autorités françaises, notamment sa collaboration avec les services secrets de son pays.

Contrôle judiciaire
En attendant son procès, le tribunal de Nanterre a décidé de le remettre en liberté mais reste sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France jusqu’à la fin de l’enquête. L’arrestation de cet espion algérien présumé sur le sol français survient quelques jours après la visite effectuée au Maroc par le ministre français de l’Intérieur, Gérard Darmanin. Un déplacement qui annonce une reprise effective des relations entre Rabat et Paris, après quelques années marquées par un froid diplomatique non annoncé entre les deux capitales. Ce qui a aussi été pour déplaire aux généraux algériens, qui semblent ulcérés par la reprise des relations diplomatiques maroco-francaises.

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