SAÏD AMZAZI PLANCHE SUR UN SYSTÈME DE TARIFICATION POUR LES ÉCOLES PRIVÉES

LE RAS-LE-BOL PROFOND DES PARENTS D’ÉLÈVES

Alors que le bras de fer se poursuit entre les parents d’élèves et les écoles privées, concernant les frais de scolarité pour le troisième trimestre 2020, le ministre de l’éducation nationale, Saïd Amzazi, tente de sauver la face en proposant de concevoir un nouveau système de tarification pour les écoles privées.

Malgré l’intervention du ministre de l’éducation nationale, Saïd Amzazi, le bras de fer entre les écoles privées et les parents d’élèves continue. Pis encore, il semble se compliquer. A part quelques écoles, qui se comptent sur les bouts des doigts, qui ont accepté de concéder des remises sur les frais de scolarité relatifs au troisième trimestre, la plupart d’entre elles campent sur leurs positions et refusent de faire le moindre geste. Certaines écoles, pour montrer un faux visage de solidarité, ont annulé les frais de transport et de cantine.

Or, ces deux services n’ont pas du tout profité aux élèves du fait du confinement et la fermeture des écoles. D’autres encore traitent les familles au cas par cas selon leur situation financière. Une démarche qui peut prêter à équivoque puisqu’elle ne concerne pas toutes les familles mais que de nombreuses écoles justifient par leur propre situation financièrei, plombée par les dettes et l’accumulation des charges, notamment les salaires des enseignants.

En réalité, les écoles privées sont loin de jouer la transparence. Alors que plusieurs d’entre elles ont bénéficié du Fonds Coviod- 19 dans le cadre de l’indemnisation forfaitaire de la CNSS qui a été payée à leurs collaborateurs dont, entre autres, les chauffeurs, les cuisiniers et le personnel administratif, elles continuent toujours de nier avoir reçu quoi que ce soit du fonds Covid-19.

Or, le ministre de l’emploi, Mohamed Amkraz, a déclaré à de nombreuses occasions au Parlement que les écoles privées ont bel et bien bénéficié du Fonds Covid-19. Le ministre a même précisé que les écoles privées ont profité de 100 millions de dirhams du fonds spécial sans toutefois satisfaire les critères nécessaires d’éligibilité. Quant au ministre de tutelle, Saïd Amzazi, ses interventions auprès des associations des parents d’élèves et des représentants des écoles privées n’ont, pour le moment, donné aucun résultat palpable. Concernant les frais d’inscription et de réinscription et les frais de scolarité, le débat fait rage.

Jugés exorbitants, ces frais continuent de susciter la colère chez les parents d’élèves. Pour tenter d’éteindre cette polémique, le ministre de l’éducation nationale annonce que son département travaille sur la conception d’un système de tarification pour les écoles privées. Un système dont on ne connaît pas encore les contours mais qui pourrait se baser sur un certain nombre de critères dont le coût du matériel acquis, la qualité de l’offre pédagogique et la pertinence des programmes proposés. Un classement des écoles pourra alors être réalisé comme ce qui se pratique pour les hôtels.

Or, l’enseignement n’est pas une marchandise et son coût dans les écoles privées devra principalement se fonder sur la qualité de l’offre pédagogique. Un aspect difficile à évaluer dans le contexte actuel de l’école marocaine.

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