BP swipe-970x250

Sahraouis pour la paix, et surtout pour le retour à la mère patrie

LE POLISARIO DE PLUS EN PLUS ISOLÉ

Le Polisario aura désormais encore plus de mal à convaincre son monde qu’il est le seul représentant de la population des provinces du Sud. Le nouveau mouvement de Hach Ahmed Baricalla compte en effet bien lui damer le pion, en misant ouvertement sur le plan d’autonomie interne.

Les connaisseurs du dossier du Sahara marocain savent que les vrais représentants des habitants de la région sont ceux qui siègent dans les différentes institutions nationales, à commencer par le parlement -dont, soit dit en passant, le président de la deuxième chambre est sahraoui, en l’occurrence Naâma Mayara. Le Polisario, lui, n’a jamais été qu’un instrument aux mains de l’Algérie pour mettre en place un État client qui lui permettrait non seulement d’affaiblir le Maroc en le privant de sa profondeur saharienne et, de là, africaine, mais aussi de bénéficier d’un accès direct à l’Atlantique.

Une réalité dont ils ont été nombreux de ses membres à prendre au fur et à mesure conscience, non sans que le mouvement séparatiste ait lui-même contribué à les dégoûter du fait des pratiques dignes du grand banditisme auxquelles s’adonnent ses dirigeants, détournant notamment les aides humanitaires destinées aux populations séquestrées des camps de Tindouf et bâtissant, ainsi, des fortunes colossales.

“Contribuer au changement”
Menés depuis avril 2020 par Hach Ahmed Baricalla, un haut dignitaire du Polisario qui a entre autres été à plusieurs reprises “ministre”, plusieurs dizaines de ces polisariens déçus réunis au sein du Mouvement sahraoui pour la paix (MSP) ont, comme on l’a vu, tenu les 22 et 23 septembre 2022 à Las Palmas une conférence internationale qui a fait grand bruit. Outre des Sahraouis du Maroc mais aussi de la diaspora, a également été recensée la présence de nombreux dirigeants espagnols de prestige, dont le plus important a sans doute été l’ancien président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero.

Mais il y avait aussi l’ancien ministre de la Défense de la voisine ibérique, José Bono, ou encore celui de la Justice, Juan Fernando Lopez Aguilar. Une série de débats a été, à cette occasion, organisée, et il en est ressorti que l’entêtement algéro-polisarien à passer par un soi-disant référendum d’autodétermination ne mène à rien, étant donné que du fait du refus d’Alger d’effectuer un recensement au niveau de Tindouf et donc de s’accorder sur un corps électoral le processus s’avère, et cela a d’ailleurs été souligné par des parties onusiennes ellesmêmes, irréaliste. Demeure alors le plan d’autonomie marocain, dont le sérieux et la crédibilité sont chaque année, et ce depuis qu’il a été mis sur la table en 2007, salué par le Conseil de sécurité.

Et si le communiqué final de la conférence de Las Palmas n’en a pas fait explicitement mention, la référence semble y être faite quand il invite à “adopter” et “encourager les mécanismes déjà existants”. “Nous avons la possibilité de contribuer à ce changement,” a-t-il indiqué. Pour sa part, le Polisario n’a naturellement rien trouvé de mieux que de taxer le MSP d’être à la solde du Maroc; accusation déjà portée à son encontre à sa création par un ancien diplomate algérien qui l’avait qualifié de “faux-nez du colon marocain” dans une tribune publiée sur le journal électronique Tout sur l’Algérie. Mais quand on fait le décompte des acquis enregistrés par le Maroc eu égard à son intégrité territoriale, on pourra dire qu’in fine on ne prête qu’aux riches...

Articles similaires