Sahara: Droit de réponse du Maroc aux déclarations de l'Algérie

La délégation du Maroc aux Nations Unies a fait un droit de réponse à la déclaration de l’Algérie en réaction au discours national du Maroc lors du débat général de la 77è session de l’Assemblée générale de l’ONU. Dans ce droit de réponse, la délégation marocaine souligne que son homologue algérienne a cru bon de répondre à l’intervention du Royaume du Maroc au débat général pour réitérer ses propos fallacieux sur la question du Sahara marocain, afin de tenter de se dérober à sa responsabilité historiquement, juridiquement et politiquement établie dans ce différend régional. Ce faisant, la délégation algérienne tente vainement d’induire la communauté internationale en erreur.

La délégation du Maroc n’a fait que reprendre les décisions prises par les Nations Unies et les faits tels qu’établis, en démontrant, devant l’AG de l’ONU, par les preuves historiques, politiques et juridiques, par les décisions de l’ONU, ainsi que par les faits et les actions de l’Algérie elle-même, que cette dernière est partie principale au différend régional sur le Sahara marocain, et que ce différend est une question d’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Dans le droit de réponse, la délégation marocaine relève que l’Algérie est mentionnée à 5 reprises dans toutes les dernières résolutions du Conseil de Sécurité, y compris la résolution 2602 d’octobre 2021. Elle est mentionnée le même nombre de fois que le Maroc, et le Conseil fait d’elle une partie principale à ce différend. «L’Algérie elle-même se déclare partie principale à ce différend régional. Il convient de rappeler que dans sa lettre de novembre 1975 au Conseil de Sécurité, l’ancien ambassadeur algérien à l’ONU a déclaré que les parties concernées et intéressées dans l’affaire du Sahara sont l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie. Cela est consigné dans le document S/11880 du Conseil de Sécurité, pour qui veut le consulter», indique la délégation.

Et d’ajouter que l’Algérie a, officiellement, réagi à toutes les propositions faites, aussi bien par le Secrétaire général de l’ONU et ses Envoyés personnels, que par le Maroc. «L’Algérie n’a-t-elle pas officiellement refusé l’Accord cadre proposé par l’ancien Envoyé personnel James Baker? Sa lettre au Secrétaire général de l’ONU à cet égard est consignée dans le rapport du Secrétaire général au Conseil de Sécurité», souligne la délégation marocaine, notant que l’Algérie rompt presque ses relations diplomatiques et prend des mesures de rétorsion économiques contre des pays soutenant l’Initiative marocaine d’autonomie.

La délégation marocaine rappelle également que l'Algérie a soumis, le 2 novembre 2001, à Houston, à l’Envoyé personnel du Secrétaire général d’alors, James Baker, une proposition de partition du territoire du Sahara marocain et de sa population. Ce que le Maroc a catégoriquement refusé. «L’Algérie a créé le Polisario, groupe armé séparatiste. Elle l’accueille sur son territoire, le finance généreusement, lui pourvoit toutes les armes et le soutient diplomatiquement, en lui consacrant tous les moyens disponibles dans son appareil diplomatique», poursuit la délégation.

Contrairement aux assertions trompeuses de l’Algérie, la question du Sahara Marocain est une question d’intégrité territoriale et d’unité nationale du Royaume du Maroc, et nullement une prétendue question de décolonisation, souligne la délégation, relevant que c’est le Maroc qui a inscrit la question du Sahara marocain, en 1963, sur l’agenda des Nations Unies, pour récupérer définitivement ses provinces du Sud. «À ce moment-là, le groupe armé séparatiste, lié au terrorisme dans le Sahel, n’existait pas. Il a été créé, plus de dix ans plus tard, par l’Algérie pour tenter de contrecarrer l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc», ajoute-t-on de même source.
 

A.A.