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Une première réaction positive du gouvernement Espagnol

Reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara

L’annonce de la reconnaissance par l’ancien président américain, Donald Trump, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara était attendue par le gouvernement espagnol, dirigé par le socialiste Pedro Sánchez.

Au sein de la sphère politique espagnole, le débat sur la question du Sahara marocain renaît de ses cendres. Rien d’étonnant quand on sait que cette question revient à chaque rendez-vous électoral. Notamment par des partis politiques qui se positionnent mal aux élections régionales. C’est le cas du parti centriste Ciudadanos qui a essuyé un revers cuisant aux élections catalanes du 14 février 2021.

Le quotidien espagnol ABC rapporte que l’Exécutif espagnol aurait affirmé dans une réponse parlementaire écrite à Ciudadanos, qui voulait savoir les intentions du gouvernement par rapport à ce dossier, que «l’Espagne se considère détachée de toute responsabilité internationale vis-à-vis de l’administration du Sahara depuis la lettre envoyée en 1976 par le représentant permanent de l’Espagne auprès de l’ONU au Secrétaire général».

Le gouvernement soulignait également que «l’Espagne n’apparaît pas en tant que puissance administrante dans la liste des Nations-Unies, ni dans les rapports annuels du Secrétaire général des Nations Unies sur le Sahara, ni dans aucune des Résolutions du Conseil des Nations Unies qui suivent cette question». Et d’ajouter que sa position sur cette question est constante et passe par «une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable telle qu’établie par les résolutions successives du Conseil de sécurité ».

Position mitigée
De même, l’Exécutif assure que l’annonce de la reconnaissance par l’ancien président américain, Donald Trump, du Sahara occidental comme marocain «n’a pas été une surprise». Pour rappel, le voisin ibérique avait fait part jusqu’alors d’une position mitigée par rapport à la décision de l’ancien président américain Donald Trump. Lors d’une commission mixte de l’Union européenne à la Chambre des représentants espagnole, mercredi 20 janvier 2021, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, s’est refusée d’emblée à tout commentaire sur la question de savoir si l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche contribuerait à renverser la décision américaine de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Avant de déclarer: «L’Espagne insiste, quelle que soit la décision des Etats-Unis prise par le président Trump et toute mesure prise par le président Biden, sur la nécessité de reprendre le processus politique sous les auspices des Nations Unies».

La même Arancha Gonzalez Laya, au lendemain de la prise de cette décision par Donald Trump, avait souligné que la solution de ce problème «ne dépend pas de la volonté ou de l’action unilatérale d’un pays, quelle que soit sa toute taille».

Depuis la décision de l’administration américaine sous Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara, c’est la première fois que le gouvernement espagnol se prononce à ce sujet. En plus, sa réaction semble très positive, ce qui laisse entendre qu’il y aura une position officielle sur cette question prochainement.