Sahara marocain: Le Togo, vingtième pays africain à se doter d'un consulat à Dakhla

Et de vingt. Alors que dix-neuf pays africains reconnaissaient déjà la souveraineté du Maroc sur son Sahara, le Togo vient d’annoncer très solennellement ce mardi 7 juin 2022 par la voix de son célèbre ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, qu’il allait également se doter “dans les meilleurs délais possibles” d’un consulat dans la ville de Dakhla, la capitale économique des provinces du Sud.

“[L’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie] constitue la seule et unique solution crédible et réaliste,” a notamment déclaré le responsable togolais à l’issue d’entretiens qu’il a eus dans la capitale, Rabat, avec son homologue marocain, Nasser Bourita, en marge de sa participation à la première réunion ministérielle des États africains atlantiques. Une position qui, somme toute, ne saurait surprendre de la part du Togo, qui depuis son retrait, en juin 1997, de sa reconnaissance de la pseudo “République arabe sahraouie démocratique” (RASD), au nom de laquelle le mouvement séparatiste du Front Polisario revendique la partie du Sahara marocain anciennement colonisée par l’Espagne, n’a cessé de constituer un appui fort au sein de l’Afrique au Maroc et à son intégrité territoriale.

Il faut dire aussi que le roi Mohammed VI jouit d’excellentes relations avec le président togolais Faure Gnassingbé, à l’image d’ailleurs de leurs pères respectifs, le roi Hassan II et le général Gnassingbé Eyadéma, ce dernier ayant également présidé aux destinées du Togo, et cela près de 38 ans durant (d’avril 1967 à février 2005). Pour l’Algérie, qui depuis le début du différend autour du Sahara marocain finance, abrite, arme et soutient diplomatiquement le Polisario, il s’agit aussi d’un vingtième camouflet africain qui, en même temps, risque bien de ne pas être le dernier, à la suite du travail colossal engagé au niveau du plus haut sommet de l’État pour rapprocher les vues du reste des pays du continent de celles du Maroc au sujet de son intégrité territoriale. La junte algérienne ne semble d’ailleurs plus trouver d’autre appui que celui de l’Afrique du Sud, dont le président, Cyril Ramaphosa, est un pro-séparatiste notoire, mais pour combien de temps encore?