Sahara Marocain: soutien international plus marqué pour le plan d'autonomie

Ce sont plus de quarante pays qui, en participant à une conférence co-organisée avec les États-Unis, sont venus apporter leur appui au règlement du conflit saharien par le biais de l’autonomie élargie.

C’est un véritable moment d’éclaircie internationale que traverse le Maroc eu égard au dossier de son Sahara. Preuve en est le nombre de pays ayant pris part à la conférence de soutien au plan d’autonomie proposé par le Royaume pour mettre fin au conflit y afférent, au nombre de quarante. Soit le double des États ayant, au cours des treize derniers mois -à partir du 20 décembre 2019, avec d’abord les Comores-, ouvert des représentations consulaires dans la région. Ce qui peut laisser croire à l’installation d’autres missions diplomatiques encore.

À ce titre, la reconnaissance, le 10 décembre 2020, par les États-Unis de la marocanité du Sahara marocain, couplée à l’inauguration un mois plus tard d’un consulat à but principalement économique dans la ville de Dakhla, devrait sans nul doute donner un coup d’accélérateur plus marqué. Surtout que, comme l’a rappelé le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, à l’occasion de la conférence, le pays nord-américain n’est autre que le pen holder des résolutions que chaque année le conseil de sécurité consacre à la question du Sahara, en plus d’être membre permanent de ce conseil.

Dynamique internationale
“Il n’y a pas de solution en dehors de l’initiative d’autonomie, ni un autre leadership que celui des Nations unies, ni d’autres moyens que la négociation, en présence de l’ensemble des acteurs concernés, y compris l’Algérie,” a souligné M. Bourita. Reste que le reste de la communauté internationale se rallie. Car si, aujourd’hui, un consensus est en train de se dessiner au niveau du monde arabe et de l’Afrique, avec même un soutien de plus en plus grand au niveau des Amériques et de l’Océanie, il n’en demeure pas moins que l’Europe continue de manquer à l’appel, en dehors de la France, qui a été le seul pays du Vieux Continent à faire acte de présence à la conférence et qui est l’autre membre permanent du conseil de sécurité à avoir une position de soutien clair envers le plan d’autonomie.

D’ailleurs, M. Bourita, au cours de son intervention, a directement visé les pays d’outre-Méditerranée, les appelant à “sortir du confort de dire qu’il y a un processus, et nous soutenons ce processus, même si ce processus doit durer encore des décennies” et à “s’inscrire dans [la] dynamique internationale”.

S’il a reconnu l’existence de “signaux”, dont le principal a été l’inclusion sans équivoque du Sahara marocain en tant que partie intégrante du territoire national dans le dernier accord de pêche du 14 janvier 2019, le responsable a, de fait, estimé que cela ne saurait suffire. Les Européens seront-ils sensibles à son message?.


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