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Sahara marocain: "La position de l'Espagne est très claire", selon Albares

Pour la énième fois, José Manuel Albares l’a répété: le voisin espagnol n’a pas changé de position vis-à-vis du Sahara marocain.

“La position de l'Espagne est très claire et a été réitérée à de nombreuses reprises. Elle consiste en la recherche d'une solution politique mutuellement acceptable dans le cadre des Nations unies. Et c'est ce que le président [du gouvernement] (Pedro Sanchez, ndlr) a souligné à l'ONU (Organisation des Nations unies). La position de l'Espagne est également clairement exprimée dans la déclaration commune hispano-marocaine du 7 avril [2022],” a rappelé le ministre des Affaires étrangères du royaume ibérique dans un entretien publié dans le numéro du 24 septembre 2022 du quotidien espagnol La Razon, lequel l’a interviewé en marge de sa participation à l’assemblée générale de l’ONU en cours depuis le 13 septembre 2022.

Pour rappel, ladite déclaration du 7 avril 2022 “reconnaît l’importance de la question du Sahara pour le Maroc ainsi que les efforts sérieux et crédibles du Maroc dans le cadre des Nations unies pour trouver une solution mutuellement acceptable”. Surtout, elle “considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution de ce différend”. Position qu’avait déjà adoptée quelques semaines plus tôt M. Sanchez dans une lettre adressée le 14 mars 2022 au roi Mohammed VI qui, soit dit en passant, avait permis de mettre fin à la crise qui depuis avril 2021 et l’hospitalisation du secrétaire général du mouvement séparatiste du Front Polisario, Brahim Ghali, sur le territoire espagnol pour Covid-19 opposait le Maroc et l’Espagne.

Le propos de M. Albares a donc le mérite d’être exempt de tout ambage tout en balayant d’un revers de main, avant tout, celui que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait tenu le même jour dans une rencontre gouvernement-walis dans la capitale de la voisine de l’Est, Alger, où il avait indiqué qu’“il semble que l'Espagne commence à revenir à la position de l'Europe sur le Sahara occidental”. Pour l’instant en tout cas, M. Tebboune peut toujours courir.

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