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Sahara marocain: Le Polisario menace d'utiliser des drones armés contre les forces marocaines

Le Polisario poursuit sa propagande autour de la “guerre” qu’il mène contre le Maroc dans le Sahara. Omar Mansour, dirigeant au sein du front séparatiste, a indiqué lors d’une conférence de presse dimanche 2 octobre 2022 à Nouakchott suite à sa réception par le président mauritanien Mohamed Cheikh Ould El Ghazouani, que le Polisario compte utiliser des drones d’attaque contre l’armée marocaine basée dans les provinces du sud du Royaume.

Omar Mansour a également promis une “escalade” notamment dans la zone tampon au-delà du mur de défense marocain, où les milices séparatistes soutenues par l’Algérie prétendent mener une “guerre” contre les Forces armées royales. En effet, suite à l’opération marocaine à El Guerguerat le 13 novembre 2020, le Polisario s’est retiré du cessez-le-feu signé en 1991, et affirme avoir “repris les armes”.

Des allégations infondées, alors qu’aucun signe de conflit militaire majeur n’est à signaler dans les provinces sahariennes du Maroc. D’autant plus que depuis novembre 2020, les éléments du Polisario n’osent plus s’aventurer dans la zone tampon, où ils organisaient des défilés militaires et autres événements auparavant.

L’annonce de l’usage de drones s’apparente plus à une tentative de remonter le moral au sein du Polisario à l’approche de son 16e congrès. Selon plusieurs analyses, le recours à une telle arme est loin d’être une tâche facile, puisqu’il nécessitera le feu vert de l’Algérie.

En août dernier, le dirigeant séparatiste Bachir Mustapha Sayed avait admis en que le front “possède des drones mais qu'il lui manque le moyen de les utiliser”. La question qui se pose en effet: d’où ces drones seront-ils lancés et commandés? La zone tampon n’est plus une option puisque toute incursion dans cette partie du Sahara se retrouve désormais sous la merci de l’aviation marocaine.

L'utilisation du territoire algérien pour lancer ces attaques est encore moins envisageable, puisque cela mettrait Alger dans une confrontation militaire directe avec le Maroc, d’autant plus que la communauté internationale s’oppose fermement et clairement à l’usage du territoire d’un pays pour attaquer un autre par le biais des drones.

 

L. K.

 

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