Sahara marocain: La Minurso met à nu la propagande algéro-polisarienne

Contrairement à ce qu’allègue l’Algérie, selon qui les Forces royal air (FRA) auraient bombardé un camion civil algérien dans la région de Aïn Ben Tili dans l’extrême Nord de la Mauritanie au cours d’une opération menée le 10 avril 2022, le chef de la Minurso, la mission de paix de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Sahara marocain, Alexandro Ivanko, a révélé le 20 avril 2022 au Conseil de sécurité, devant qui il s’exprimait, qu’il n’en était rien. D’après la page Facebook “Far-Maroc”, généralement bien informée, le diplomate russe a indiqué que les FRA auraient bien effectué des frappes ce jour-là, mais plutôt contre un convoi de dix camions qui transportaient des armes au profit du mouvement séparatiste du Front Polisario. Ce dernier aurait d’ailleurs interdit pendant les 72 premières heures, poursuit la même source, aux éléments de la Minurso d’accéder aux lieux où se trouvaient les camions, le temps de faire disparaître toute trace des armes et donner l’impression qu’il n’était effectivement question que de deux camions à vocation purement civile, cependant que la supercherie allait rapidement être découverte.

M. Ivanko a ainsi mis en évidence la retenue des Forces armées royales (FAR), qui en dépit de la rupture unilatérale du cessez-le-feu décrétée en novembre 2020 par le Polisario se contentent de frappes de prévention lorsque le territoire national est menacé. Notons aussi que le chef de la Minurso n’a également pas confirmé que la frappe du 10 avril 2022 s’était déroulée en Mauritanie, ce que la Mauritanie elle-même avait démenti alors que l’Algérie cherchait à l’impliquer. Ce n’est toutefois là que le dernier épisode de la guerre de propagande algéro-polisarienne qui soutient mordicus depuis dix-huit mois qu’un conflit se déroulerait chaque jour au Sahara marocain, communiqués quotidiens à l’appui, sauf qu’aussi bien la Minurso que l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, n’en ont jamais fait mention dans leurs rapports au Conseil de sécurité, étant donné qu’il s’agit tout simplement d’une guerre sortant tout droit de l’imagination de l’Algérie et de sa machine médiatique.