Sahara marocain: Vers une médiation de Washington avec l'Algérie?


Le département américain vient d’annoncer ce 31 août 2023 sur les réseaux sociaux la visite du numéro 2 de son Bureau pour les Affaires du Proche-Orient, Josh Harris, au Maroc et en Algérie. Objectif, a révélé la même source, mener des consultations sur la sécurité régionale mais aussi, ou peut-être surtout, mettre en avant « le plein soutien » de Washington dans ce qui a été qualifié de « processus politique » eu égard au différend autour de la région du Sahara.

Aucun autre détail supplémentaire n’a, en revanche, été livré, mais on peut deviner qu’il y a clairement dans l’idée d’essayer de rapprocher les vues entre les deux voisins, bien que cela semble évidemment relever de la gageure. En effet, la partie algérienne a à maintes reprises affirmé au cours des dernières années qu’elle se refusait à toute négociation avec le Maroc au prétexte qu’elle n’est aucunement concernée par ce qui se passe dans les provinces du Sud et que le Royaume serait seulement aux prises avec le mouvement séparatiste du Front Polisario, en dépit de l’évidence que représente le contraire de cette thèse.

Depuis octobre 2021, Alger refuse d’ailleurs tout bonnement de prendre part aux tables rondes qu’avaient relancées à partir de décembre 2018 le secrétariat général de l’Organisation des Nations unies (ONU), sans que le Conseil de sécurité ne soit arrivé à la ramener à la raison. Et ce n’est sans doute pas la rupture des relations bilatérales en cours depuis août 2021 qui devraient contribuer à changer la donne.

De son côté, la diplomatie étasunienne a à plusieurs reprises réaffirmé, depuis l’arrivée aux commandes du président Joe Biden en janvier 2021, que sa position vis-à-vis de la marocanité du Sahara n’avait pas changé et qu’elle s’inscrivait dans le droit fil de la position adoptée en décembre 2020 sous l’administration Donald Trump.

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