Sahara marocain: L’ambassadrice US à Madrid défend le plan d’autonomie

Julissa Reynoso a reconnu que son pays plaidait pour le plan d’autonomie auprès des parties concernées.

A ce rythme, le régime algérien ne va sans doute plus savoir à quel saint se vouer. Dans la foulée de la reconnaissance implicite du gouvernement espagnol, présidé par le socialiste Pedro Sanchez, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, l’ambassadrice des États-Unis à Madrid, Julissa Reynoso, a enfoncé le clou en réitérant que son pays “plaid[ait] pour [l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie] lors des contacts avec les parties concernées”. “Les États-Unis considèrent que le plan marocain d’autonomie pour le Sahara est raisonnable et viable,” a-t-elle déclaré à la radio espagnole Cadena Ser, auprès de laquelle elle s’exprimait le samedi 19 mars 2022. Et de poursuivre: “Nous soutenons le processus impulsé par les Nations Unies pour résoudre ce différend et nous appuyons l’initiative du Maroc”.

Le même jour, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, avait par ailleurs indiqué dans des propos tenus auprès de l’agence de presse espagnole officielle EFE que Washington “continu[ait] à considérer le plan d’autonomie présenté par le Maroc comme sérieux, crédible et réaliste et qui a un potentiel clair pour répondre aux aspirations des populations de la région”.

Pour Alger, on peut imaginer que le coup est dur, elle qui ne cesse depuis plusieurs mois d’essuyer les camouflets diplomatiques vis-à-vis du Maroc. Sa diplomatie a d’ailleurs avoué avoir été prise de court par le gouvernement Sanchez, à telle enseigne qu’elle a depuis lors procédé au rappel de son ambassadeur à Madrid. Sur le plan arabe, on sait que le sommet que l’Algérie devait organiser en mars 2022, pour l’instant reporté, pourrait en fait ne jamais avoir lieu, étant donné l’insistance de la voisine de l’Est à faire figurer dans son agenda la question du Sahara marocain, alors même qu’il est convenu entre les chefs d’État et de gouvernement de la région qu’il s’agit d’une affaire exclusivement onusienne. Reste l’Afrique, où Alger a récemment mis en place avec l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et le Nigeria un nouveau groupement qui, toutefois, pourrait rapidement battre de l’aile, du fait que de nombreux pays africains voient d’un mauvais oeil la constitution d’un groupe à vocation exclusive à l’échelle continentale.

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