Retour sur la saga des héros paralympiques

Les marocains s'illustrent à Tokyo

A Tokyo, les athlètes paralympiques marocains ont fait mieux que ceux ayant représenté le Maroc aux Jeux olympiques dans la capitale japonaise, qui n’ont ramené qu’une seule médaille dans leurs valises.

Les héros de Tokyo. On pourrait ainsi qualifier la belle saga des représentants marocains lors de la 16e édition des Jeux paralympiques qui se déroulés dans la capitale nippone du 24 août au 5 septembre 2021. Au pays du Soleil levant, ils ont été tout simplement époustouflants. Bilan: 11 médailles, dont 4 en or, 4 en argent et 3 en bronze, soit cinq médailles de plus par rapport aux Jeux de Londres en 2012 et quatre de plus que les Jeux de Rio en 2016. Une performance qui a permis au Maroc de se classer 30e sur 87 pays dans le tableau final des médailles.

Les athlètes se sont particulièrement bien illustrés en fournissant trois reliques dorées au Royaume. Cerise sur le gâteau, chacune d’entre elle est accompagnée d’un record du monde ou paralympique. Abdeslam Hili a ouvert le bal en décrochant, le 2 septembre, la première médaille d’or du Royaume dans cette compétition, durant le 400 m (T12). Le sprinteur marocain, qui a réalisé un chrono de 47 sec 59/100è, battait sur le coup le record mondial de cette épreuve. Il sera par la suite imité par ses compatriotes Ayoub Sadni, vainqueur du 400 m T47 avec aussi à la clé un record du monde, et El Amin Chentouf, qui a remporté haut la main le marathon (T12), dernière épreuve des Jeux, avec un chrono de 2h 21 min 43 secondes.

Des primes financières
Le champion marocain qui a établi un nouveau record paralympique, signait ainsi un doublé spectaculaire après sa victoire à Rio quatre ans plus tôt. Un succès qui lui permet de garnir son armoire à médailles, après celles d’or et d’argent glanées à Londres et à Rio dans le 5.000 m. L’autre métal précieux a été l’oeuvre de Zakaria Derhem, qui a brillé durant le lancer du poids (F33) en signant lui aussi un record paralympique.

A défaut d’or, d’autres membres de l’équipe se sont adjugé l’argent pour s’inviter dans le podium. Il s’agit de Mohammed Amgoun dans le 400 m (T13), Azeddine Nouiri au lancer du poids (F34), Youssra Karim au lancer du disque (F41) et Fouzia El Kassioui au lancer du poids femme (F33). Le bronze s’est également invité dans le coffre à médailles, grâce aux performances de Hayat El Garaa au lancer du disque (F41) et Saida Amoudi au lancer du poids (F34).

Cette dernière, porte drapeau de la délégation marocaine avait montré la voie le 1er septembre, en décrochant la première médaille du Maroc avec un lancer de 8,21 mètres. Une nouvelle performance pour celle qui était vice-championne du monde en 2019 et 4e lors des Jeux de Rio. La troisième a été remportée par l’équipe nationale de cécifoot, qui a réalisé un beau parcours avant de s’incliner en demi-finale (0-1) contre le Brésil.

Un beau parcours
En réalisant cette performance historique, ces athlètes en situation de handicap font mieux que ceux ayant représenté le Maroc aux Jeux olympiques dans ces mêmes lieux. Cette délégation amenée par les porte drapeaux Oumaima Ben Ahbib (boxeuse) et le surfeur Ramzi Boukhiam n’ont ramené qu’une seule médaille d’or dans leurs valises, grâce à Soufiane El Bakkali, qui a remporté la finale du 3.000 m steeple. Autrement dit, seul l’effort fait les forts.

Dans un communiqué publié le 16 août 2021, la Fédération royale marocaine des sports pour personnes en situation de handicap (FRMSPH) avait publié une note d’information dans laquelle elle révélait que le ministère de la Jeunesse et des sports avait prévu des primes de 2 millions de dirhams pour chaque médaillé d’or, 1.250.000 dirhams pour ceux ayant décroché la médaille d’argent, et 750.000 dirhams pour les médaillés de bronze. Une annonce qui, visiblement, invite à se surpasser pour représenter dignement le Royaume. Chose faite. Place à la fête!.