Russie-Ukraine, guerre de tous les dangers

Renaissance d’un ordre plus humain pour tous? Ou celui d un nouveau mépris des pauvres peuples, "non élus"?

Toutes les guerres, au-delà des principes de libération, sont horribles. On sait quand et pourquoi elles commencent, mais la suite, c’est souvent l’aventure… Celle actuelle, Russie-Ukraine, si elle se résume à l’écoute d’une Radio à l’eau tiède, c’est celle de l’invasion de l’Ours russe contre son petit voisin. Point! Vu avec un peu plus de recul, c’est la Russie qui, excès de puissance régionale, a envahi l’Ukraine, si proche d’elle par l’Histoire et la Géographie.

Crainte russe qu’elle ne devienne membre de l’OTAN, et amène des armes de toutes sortes à ses frontières. L’Ukraine, elle, se veut libre de tous ses choix. Mais la liberté a ses contraintes: ne pas brimer, déranger celles des autres… Des principes, simples, primaires, même qui souvent cachent d’autres raisons, moins avouables. Quitte à mettre l’ensemble du monde en grands dangers, émois et transes pour certains. Rendre leurs avenirs incertains, même pour des contrées lointaines! Bien au delà de ce conflit essentiellement européen, de l’ex- Est!

Volontés déterminées, cyniques des Grands, décideurs du Monde, qui aux manoeuvres, manipulent les boutons de nos sentiments, de nos émotions, et nous dictent le degré de nos appuis ou de nos rejets. Dans ce cas, le rejet de l’ignoble Ours, personnifié par Poutine. Qui le voilà, en peu de semaines, devenu “Hitler”, nouveau “Staline”, “Monstre” à l’appétit d’un Dinosaure sans aucune morale, “Dictator” … Et le monde implorant le Ciel que cet ouragan sibérien ne se déverse, sur l’Europe, au-delà de la ligne de Berlin et des accords de la Deuxième Guerre mondiale et de la Guerre froide.

La complexité du conflit Russie-Ukraine, devenu personnalisé entre le “monstre” Poutine et le “héros” Zelenski, a d’autres ingrédients qui remontent vers les ténèbres des siècles. Vers les ans Mille! Époques glorieuses du monde musulman de Haroun Er-Rachid! Kiev alors est devenue capitale de la Russie, authentique! Avec à son apogée le règne de Yaroslav Vladirovitch. Puis Kiev fut détruite par les Mongols [Faut-il penser à la Chine actuelle?…]. Puis placée durant 3 siècles sous souveraineté polonaise [qui reçoit actuellement ses millions de réfugiés]. Redevenue capitale de la “Petite Russie”, re-authentique, avant de devenir membre fondateur de l’ex-URSS, puis dévastée par les Nazis en 1941, et retour dans le camp russo-soviétique jusqu’à 1991… La voilà européenne, regardant vers l’Ouest, suscitant l’émotion du monde!

L’Europe tant solidaire, par l’ampleur des mesures restrictives prises contre la Russie, ou de soutiens à l’Ukraine combattante, va-t-elle se limiter, courage, et respectables sentiments, à un malheur seulement européen? Ou ce qui serait de la vraie discrimination, ces sentiments humains vont ils s’étendre, dorénavant à d’autres futurs conflits? Du genre qui a vu le monde insensible aux malheurs d’autres peuples, tels ceux de l’Irak, de la Libye, de la Palestine, du Yémen, de la Syrie… Tournons la page, nos âmes et mémoires oublieuses.

Et espérons que demain, le Palestinien, dans la foulée de l’Ukrainien, retrouvera un peu plus de dignité …humaine! Mais, dans l’immédiat, retombée de la guerre actuelle, elle est en train de faire d’autres victimes bien lointaines du front européen, ou des directives américaines, de serrer les vis, même en sport, contre le fauteur de guerre, et l’ensemble de sa population! Russie, à devenir une immense …Gaza! Boycottée! Encerclée, privée de banques et de commerces, de contacts culturels et de compétitions sportives. Russie restée ouverte côté Chine et …possédant la bombe atomique! Un danger extrême laissé à un peuple que l’on veut faire agoniser!!!!. Ça me rappelle la destruction de l’Irak ou de la Libye, sous couvert d’éliminer Saddam ou Kaddafi!

Mieux!, Quel est le “crime”! du Burundi, en Afrique, du Bangladesh, en Asie, ou du Paraguay, en Amérique du Sud, de voir le prix du blé et du pétrole ou du gaz flamber, rendre leurs vies, encore plus dures. Le pétrole aller au delà des 200 dollars le baril, contre 50 voilà peu de semaines …Le blé devenu 40% plus cher et plus rare, au-delà des autres malheurs. Parmi ces malheurs, l’accélération du réchauffement de la terre, le renouveau des sécheresses, sans compter les nouvelles maladies.. Mais dans tous les malheurs, il y a souvent des heureux épargnés. Ceux des pétroliers vont plus investir …dans les armes, le seul secteur en jubilation. Et au haut du panier mondial, les cotes de la Bourse des Super Grands s’entremêlent, s’entrechoquent. La cote du Russe est en baisse, même avec ses chars visant Kiev, la cote de l’Américain s’interroge, et celle du Chinois stable et tant prometteuse …

Le tout dans un beau jardin fleuri européen, mais de plus en plus fermé, pour les autres. Autres qui rêvent d’être, un jour traités comme les actuelles victimes ukrainiennes! Seulement rêveurs?

Par ABDELAZIZ DAHMANI

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