Rush sur les centres de vaccination à la suite de la décision de rendre obligatoire le pass vaccinal

LE GOUVERNEMENT CRÉE LE CHAOS

Si elle arrive, la redoutée 4ème vague ne peut que porter cette fois la signature du nouveau gouvernement. La décision subite de rendre le pass vaccinal exigible dans les administrations et lieux publics depuis jeudi 21 octobre 2021 a engendré une pression énorme sur les centres de vaccination.

Ne soyez pas surpris si vous entendez parler d’une quatrième vague dans les deux ou trois semaines à venir. Elle sera l’oeuvre du gouvernement Akhannouch et de son ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb. La décision subite de rendre le pass vaccinal exigible dans les administrations et lieux publics et privés à partir du jeudi 21 octobre 2021 a engendré une pression énorme sur les centres de vaccination.

Ces derniers ont été assaillis, depuis le premier jour de l’entrée en vigueur de la décision gouvernementale, par des citoyens affolés et apeurés, de tous âges et de tous bords, cherchant à se faire vacciner de peur de faire l’objet de restrictions de leurs libertés individuelles. Aucun respect de la distanciation, non-port du masque de protection, il n’y a que les gros bras prêts à jouer des coudes qui passent en premier.

Une scène chaotique que s’il était encore de ce monde, le célèbre peintre français Eugène Delacroix aurait immortalisée! A Casablanca, comme dans les grandes villes comme Marrakech, la situation est indescriptible. Dans les deux vaccinodromes de la métropole, c’est l’anarchie totale.

A des milliers de personnes qui arrivent tôt le matin pour faire la queue, on demande à 11h ou midi de revenir le lendemain. Le système tombe en panne comme par hasard. Pas de rendez-vous, encore moins un rendez- vous informatisé. Des vigiles font la loi, la leur. Ils distribuent un bout de papier où figurent des numéros qui donnent une idée sur le temps d’attente. Mais si au moins cela était respecté. Les vigiles ont «leurs clients».

Dans leur grande majorité, les citoyens qui viennent se faire vacciner ont peur des représailles. Après l’interdiction d’accès aux lieux publics (restaurants, cafés, centres commerciaux…), aux administrations et au travail, ils craignent des sanctions pécuniaires. Ils déplorent l’absence de communication préalable et détaillée de la part du ministère de la Santé et du gouvernement.

Accès aux lieux publics
Il était prévisible que ce genre de décisions engendrerait ce désordre grave. Si elle arrive, la redoutée 4ème vague ne peut que porter cette fois la signature du nouveau gouvernement. Le ministre de la santé, Khalid Aït Taleb, avait informé, le même jour de la diffusion de l’annonce de l’obligation du pass sanitaire, sur l’obsolescence du vaccin en cas de non administration de la troisième dose six mois après avoir reçu sa deuxième dose.

Et dans un communiqué diffusé vendredi 22 octobre, le ministère informe «les citoyens ayant reçu la première dose du vaccin contre le nouveau coronavirus qu’ils peuvent obtenir un pass vaccinal provisoire téléchargeable directement après avoir reçu la première dose du vaccin et ce, à partir du lundi 25 octobre».

Bref, il a invité tous les groupes ayant reçu la 1ère, 2ème ou 3ème doses du vaccin à se rendre en même temps aux centres de vaccination, ce qui n’a pas manqué de provoquer le chaos et d’offrir ainsi un terreau fertile à la transmission du virus du Covid-19. On a promis aux Marocains le changement dès les premiers jours de l’investiture du gouvernement, le changement est déjà là. Et il est implémenté par la peur et la psychose générale.