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Le roi Mohammed VI invite le président algérien à venir dialoguer au Maroc


Le roi Mohammed VI a invité le président algérien Abdelmadjid Tebboune à venir "dialoguer" au Maroc, faute de n'avoir pu le faire lors du sommet de la Ligue arabe à Alger, a déclaré à l'AFP le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita.

Cette invitation, qui n'est pas nouvelle, survient après que le Souverain a renoncé à participer au 31e sommet de la Ligue arabe qui se tient à Alger les 1er et 2 novembre. Elle s'inscrit dans un contexte de crise profonde entre les deux pays voisins, après la décision du régime algérien de rompre  les relations diplomatiques avec Rabat en août 2021. 

Mohammed VI avait fait part ces derniers jours de son intention de se rendre à Alger, où il avait été convié en tant que chef d'Etat du Maroc par le président Tebboune. Mais "aucune confirmation n'est venue (de la partie algérienne) à travers les canaux disponibles" après que la délégation marocaine à Alger s'est enquise des dispositions prévues pour accueillir le souverain chérifien, a expliqué M. Bourita.

Le chef de la diplomatie marocaine a déploré qu'il n'y ait "pas eu de réponse via les canaux appropriés".


De son côté, dans un entretien avec une chaîne d'information saoudienne, le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra avait regretté lundi une "occasion perdue" en évoquant l'absence du chef d'Etat marocain.

Réagissant aux déclarations de son homologue algérien selon lesquelles le président Tebboune aurait reçu protocolairement Mohammed VI à son arrivée à Alger, M. Bourita a estimé que "ce genre de rencontre ne peut pas s'improviser dans un salon d'aéroport".

Aussi "Sa Majesté (Mohammed VI) a donné ses instructions pour adresser une invitation ouverte au président Tebboune puisque ce dialogue n'a pas pu avoir lieu à Alger", a assuré le ministre des Affaires étrangères qui représente le Maroc au sommet arabe.

Mohammed VI a réitéré à plusieurs reprises ces dernières années une main tendue à l'Algérie, noramment dans son dernier discours du trône le 31 juillet dernier, malgré la dégradation des relations bilatérales.

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