Les rodéos urbains se multiplient à Casablanca, plusieurs arrestations ces derniers jours

Plusieurs dizaines de jeunes en manque de sensations fortes pendant ce confinement ont décidé de braver le couvre-feu nocturne pour s’adonner à des courses de voitures ou de motos aussi bien dans les grands boulevards de la capitale économique que dans les quartiers populaires. Une vieille habitude qui s’intensifie lors du mois de Ramadan même si l’état d’urgence sanitaire est de rigueur dans le pays. On appelle cela des rodéos sauvages. Des jeunes gens qui font du drift (ou dérapages) avec leurs puissantes voitures ou encore des roues arrière, avec des motos ou des scooters, on en trouve à travers les parkings, les centres-villes ou sur les autoroutes.

Cette pratique dangereuse, qui peut causer des accidents parfois mortels se multiplie même en ces temps de Coronavirus, de confinement et de Ramadan. Les fous du volant et du guidon n’ont pas pu s’empêcher de faire parler d’eux négativement. Ces derniers jours plus d’une vingtaine de personnes se sont fait rattraper par la patrouille après avoir joué les inconscients dans les grandes artères de la capitale économique.

Des vidéos captés par des riverains excédés ont commencé à pulluler sur les réseaux sociaux forçant les autorités à intervenir. Ainsi cette semaine, 22 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre pour conduite dangereuse et violation de l’état d’urgence sanitaire, a fait savoir la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué ce jeudi. «Les mis en cause ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires par les équipes de la police judiciaire territorialement compétentes, tandis que les véhicules placés à la fourrière municipale ont été mis à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent», précise la même source. Les opérations sécuritaires ont permis ainsi la saisie de 7 voitures et de 26 grosses motos.

Ces courses sauvages qui se déroulent aussi bien dans les quartiers aisés comme Anfa que dans les quartiers dits populaire comme Hay Mohammadi à Casablanca montre l’insouciance de certains, mettant en danger les usagers de la route, qui sont, eux, obligés de quitter leur domicile pendant ce confinement, afin de travailler. «J’ai croisé plusieurs voitures en train de faire des courses sur la route alors que je me rendais au travail», constate Anas, interne dans un hôpital casablancais.

«C’est un véritable danger puisqu’en roulant de cette façon ils peuvent perdre le contrôle de leur véhicule et venir percuter un automobiliste qui partait juste au travail», se désole-t-il. Fort heureusement, aucun accident n’a été déploré jusqu’à maintenant, lors de ces rodéos sauvages.


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