Les réseaux sociaux, gardiens de l'histoire marocaine

Une affluence grandissante du public jeune


Histoire de la famille royale, des dynasties qui ont gouverné le Maroc, citations de politiciens, anciens films et publicités… L’histoire du Maroc est à l’affût sur les réseaux sociaux.

L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. C’est cet espoir, qu’évoquait Jean Jaurès dès le dix-neuvième siècle, qui guide aujourd’hui la jeunesse marocaine à s’imprégner de son passé à travers les réseaux sociaux, avec la ferme aspiration à façonner un avenir plus radieux. En effet, à l’âge de l’ère numérique, l’histoire du Maroc trouve une nouvelle résonance et un écho inattendu sur les réseaux sociaux. Devenues des carrefours d’expression et de partage, ces plateformes numériques dessinent une scène propice à la diffusion de la culture et de l’histoire, permettant ainsi à la riche mosaïque marocaine de briller sous un nouveau jour.

Sur Twitter, instagram, Linkedin ou Facebook, les réseaux sociaux regorgent de pages dédiées à la valorisation de l’héritage marocain, avec des followers qui s’estiment à des milliers voire des millions par page. Grâce à l’audace et à la passion de leurs administrateurs, ces espaces virtuels distillent des fragments d’histoire, subtilement enveloppés dans l’esthétique moderne des réseaux sociaux. Cette dynamique a trouvé un écho particulier auprès des jeunes générations. Fascinés par l’histoire de leur pays, ces jeunes Marocains sont désormais des visiteurs assidus de ces pages qui offrent une immersion authentique dans l’héritage culturel marocain. Ce qu’ils cherchent le plus, « Le contenu sur la famille royale, leurs photos, vidéos, généalogie… leurs discours…. » C’est ce que nous révèle Adil Faouzi, un jeune étudiant de 20 ans, déterminé à partager la richesse de la culture marocaine à travers sa page Instagram Murakuc, originaire de Talat N’yaacoub,qui a plus de 138.000 followers, dont une majorité de jeunes.


La famille royale fascine
Adil insiste sur l’intérêt du public pour le contenu provocateur et révélateur, mettant en lumière des aspects méconnus ou inexplorés de l’histoire du Maroc. Ces confrontations entre le passé et le présent offrent des perspectives fascinantes qui captivent l’auditoire. En termes de format, les courtes vidéos ou «réels» ont une importance particulière. Il a entrepris une série grâce à des films récupérés d’une université américaine, offrant une fenêtre sur le Maroc des années 1930 : comment les Marocains s’exprimaient, quel était leur mode de vie...D’ailleurs, des archives de la SNRT et de 2M, principalement publicitaires, fournissent également un riche matériau, particulièrement lorsqu’il s’agit de comparaisons temporelles, comme durant le mois de Ramadan.

L’impact de telles initiatives est multiple. D’une part, elles contribuent à la conservation et à la diffusion de l’histoire et de la culture marocaines, en créant des archives numériques accessibles à tous. D’autre part, ces pages stimulent la curiosité des jeunes, éveillent en eux un intérêt pour l’histoire nationale, et instillent une fierté de leur patrimoine. La singularité de ces espaces virtuels réside aussi dans leur capacité à dépasser les clivages et les frontières. En mettant en lumière la diversité culturelle du Maroc, ces pages offrent une représentation inclusive de l’histoire, favorisant ainsi la compréhension mutuelle et la coexistence.

Au service du patrimoine
Les réseaux sociaux, loin d’être de simples instruments de distraction, s’érigent ainsi en catalyseurs de la préservation du patrimoine. Ils sont une passerelle vers l’histoire, un miroir dans lequel la jeunesse marocaine peut découvrir et s’approprier l’histoire d’une nation aux mille et une facettes. D’ailleurs, dans un contexte où la préservation du patrimoine culturel et historique se font de plus en plus pressants, l’essor de ces initiatives numériques suscite l’espoir. Avec la passion et la détermination de ces jeunes défenseurs de l’histoire, le Maroc peut compter sur une nouvelle génération prête à préserver et à célébrer sa précieuse mémoire culturelle.

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