Reprise du trafic aérien au maroc: une bouffée d’oxygène pour la RAM

La réouverture des frontières est un soulagement pour la Royal Air Maroc, qui a essuyé de lourdes pertes causées par la fermeture prolongée du ciel marocain.

Après l’orage, le décollage. C’est ce que s’apprête à vivre la Royal Air Maroc (RAM) après la décision du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger de rouvrir les frontières aériennes du Royaume à partir du 15 juin 2021. Une décision qui soulage la compagnie nationale, plongée dans une zone de turbulences depuis plusieurs mois après que le gouvernement ait décidé de suspendre ses liaisons aériennes avec cinquante-quatre pays.

Une bouffée d’oxygène
Les retombées de cette bonne nouvelle se font déjà ressentir puisque le portail web de la RAM est pris d’assaut par de nombreux clients pour la réservation de billets. «En raison de la forte affluence sur le site web www.royalairmaroc. com, nous vous recommandons de réserver vos billets sur l’application mobile Royal Air Maroc», annonce-telle sur son compte Twitter.

Ce rush constitue une bouffée d’oxygène pour la compagnie aérienne, qui avait élaboré un plan de sortie de crise en juillet 2020 avec en toile de fond le licenciement de 858 employés sur les 5.000 collaborateurs et la vente de 18 des 59 avions, dont un avion-cargo. Une immobilisation de sa flotte qui avait engendré une perte de 2 milliards de dirhams, selon la ministre du Tourisme, Nadia Fettah Alaoui. Le groupe avait d’ailleurs lancé, en décembre 2020, un appel d’offres pour la vente de six Boeing 737-700.

Quand la Royal Air Maroc éternue, le tourisme marocain s’enrhume. Et les résultats du diagnostic le prouvent amplement. Le trafic aérien, qui surfe sur une courbe descendante depuis le début de la pandémie, a enregistré une chute de 70% durant le premier trimestre 2021 par rapport à la même période en 2020, avec seulement 1.466.634 passagers accueillis dans les aéroports marocains, selon les statistiques publiées par l’Office national des aéroports (ONDA). Une reprise des liaisons aériennes qui tombent donc à point nommé pour sauver un secteur qui semblait à l’agonie.