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La reprise au rendez-vous après l'onde de choc de la pandémie

LA BANQUE MONDIALE PRÉVOIT UN TAUX DE CROISSANCE DE 4% EN 2021 POUR LE MAROC

Les experts de la Banque mondiale se montrent optimistes pour l’économie marocaine. Avec des prévisions de croissance de l’ordre de 4% en 2021, notre économie paraît la plus forte dans la région.

À l’instar des économies de la planète entière, l’économie marocaine est fortement impactée par la crise sanitaire. Tous les pronostics sont mauvais pour l’année qui vient de s’écouler. La Banque mondiale a ainsi prévu pour notre économie, au titre de 2020, une chute du produit intérieur brut de l’ordre de -6,3%. Selon d’autres prévisions avancées au Maroc, l’année 2020 est certainement l’une des pires années économiques dans notre histoire. A la crise sanitaire qui a provoqué une véritable onde de choc s’est ajoutée la sécheresse qui a conduit à une mauvaise récolte céréalière. Mais pour 2021, la Banque mondiale affiche un optimisme plus prononcé pour notre économie.

Allégement des restrictions
L’institution de Bretton Woods prévoit ainsi une croissance de 4% de l’économie marocaine pendant l’année en cours grâce notamment à la progression de la production agricole à l’issue de la période de sécheresse et à l’allégement des mesures de confinement. En 2022, cette croissance s’établira à 3,7% selon toujours les experts de la Banque mondiale.

L’activité économique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devrait, selon les projections, afficher une modeste reprise de 2,1% en 2021, en raison des dommages persistants provoqués par la pandémie et de la faiblesse des cours du pétrole. Ces perspectives tablent sur la maîtrise de la pandémie, la stabilisation des prix pétroliers, l’absence de toute escalade des tensions géopolitiques et le déploiement de vaccins anti-COVID au deuxième semestre. Selon les projections basées sur l’hypothèse d’une amélioration de la situation pendant une période de deux ans, en 2022, la production économique sera encore inférieure de 8%.

Le taux de croissance des pays importateurs de pétrole devrait atteindre 3,2% en 2021 en raison de l’allégement progressif des restrictions imposées aux déplacements et de la lente reprise de la demande intérieure, relève l’institution basée à Washington, notant qu’il ne devrait toutefois être que de 2,7% pour l’exercice 2021 en Égypte par suite de l’effondrement des secteurs du tourisme et de l’extraction gazière et du ralentissement d’autres secteurs importants.

Pour ce qui est des pays exportateurs de pétrole, leur taux de croissance devrait atteindre 1,8% cette année, grâce à la normalisation de la demande de pétrole, l’assouplissement escompté des quotas de production de pétrole de l’OPEP, la poursuite de politiques d’accompagnement et l’élimination progressive des restrictions imposées par les pays en raison de la pandémie.

La Banque mondiale prévient que les risques de dégradation sont prépondérants et liés à la trajectoire de la pandémie et à ses répercussions sociales, aux pressions à la baisse qui s’exercent sur les cours du pétrole, aux incertitudes politiques nationales et aux tensions géopolitiques.