UNE REPRISE QUI SE FAIT ATTENDRE

ASSEMBLÉES ANNUELLES VIRTUELLES 2020 DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE

Le FMI et la Banque Mondiale doivent faire face à un nombre record de demandes de financement d’urgence et de soutien pour affronter les conséquences de la pandémie et préparer la reprise de la croissance

Les Assemblées annuelles 2020 des conseils des gouverneurs du Fonds monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale se tiendront du 12 au 18 octobre 2020 en mode virtuel avec pour principal focus l’impact de la pandémie sur l’économie mondiale.

“Compte tenu des préoccupations sanitaires liées à la pandémie de Covid-19, elles se dérouleront principalement en mode virtuel afin de garantir la santé et la sécurité des participants et du personnel des deux institutions”, indique-t-on dans un communiqué publié à Washington où siègent les deux organisations financières internationales. Ces assemblées annuelles sont l’occasion de réunir des acteurs d’horizons divers —dirigeants du secteur public (banques centrales, ministères des finances et du développement) et du secteur privé, représentants d’organisations de la société civile, experts issus des milieux universitaires— autour des grands dossiers mondiaux: conjoncture économique mondiale, lutte contre la pauvreté, développement économique, efficacité de l’aide…

Impact négatif
Cet événement donne également lieu à toute une série de manifestations autour de sujets liés à l’impact de Covid-19 sur l’économie mondiale, la voie de la reprise et l’évolution du système financier international. Selon les projections du FMI, “le PIB mondial devrait se contracter de 4,9% en 2020 compte tenu de l’impact négatif plus important que prévu de la pandémie de Covid- 19 alors que la reprise devrait être plus progressive qu’anticipé”.

La croissance mondiale reste, ainsi, atone non seulement du fait du ralentissement des investissements et des échanges commerciaux, mais aussi du fait du risque d’une dégradation de la situation économique mondiale du fait de l’impact négatif du coronavirus.

En raison de la persistance de l’incertitude entourant les politiques publiques pour faire face aux conséquences du Covid-19, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international sont plus que jamais appelés à poursuivre leur coopération et à collaborer avec les pays afin de soutenir la croissance potentielle et de renforcer la résilience face aux chocs. Les deux institutions devraient aussi renforcer la démarche pluridimensionnelle intégrant les emprunteurs et les créanciers pour résoudre les vulnérabilités grandissantes liées à l’endettement dans les pays émergents et à faible revenu, et promouvoir des pratiques d’emprunt et de prêt viables et transparentes.

Ce sera d’autant plus nécessaire que l’impact sera encore plus sévère pour les pays en développement à faible revenu. Faute d’un effort international soutenu pour venir en aide à ces pays, des séquelles permanentes risquent de nuire à leurs perspectives de développement, d’exacerber les inégalités et d’anéantir une décennie de progrès en matière de réduction de la pauvreté.


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