Reportage : À la découverte du Casa Papers Club

À Casablanca, les abords du stade d’honneur sont souvent le théâtre de l’effervescence juvénile, bruyante, parfois même teintée d’une énergie qui frôle la violence. Pourtant, juste en face, un autre monde attire une foule différente, assoiffée de calme et de connaissance : le Papers Club.


Situé au 108, rue Brahim Nakhai, Le Papers Club contraste radicalement avec l’agitation sportive d’à côté et offre un havre de paix aux esprits curieux. Ce lieu émerge comme un oasis culturel en plein coeur de la ville. Dès l’entrée, le visiteur est accueilli par des étagères croulantes sous les livres qui promettent des voyages immobiles aux quatre coins du monde. Cet espace est dédié à ceux qui cherchent à se nourrir le corps, l’âme et l’esprit, loin du tumulte extérieur, peut-on lire sur le compte instagram de cet espace. Amine, étudiant de 24 ans, apprécie particulièrement la possibilité de venir avec son ordinateur pour étudier dans un cadre calme et inspirant. «C’est un espace où je peux me concentrer pleinement, loin du bruit de la ville,» dit-il.

Classiques indémodables
La décoration, soigneusement choisie, mélange le charme vintage à une touche de modernité, créant un cadre chaleureux. Les tables dispersées à travers le local invitent à la convivialité, que ce soit pour savourer un café, déguster une assiette de cuisine internationale ou simplement plonger dans un ouvrage. Youssef, entrepreneur de 28 ans, évoque aussi cette facilité à travailler au Papers Club, tout en s’octroyant des pauses enrichissantes parmi les livres. «Apporter mon PC et travailler quelques heures ici est devenu un rituel. L’ambiance est propice à la réflexion et à la créativité,» conclut-il.

En effet, dans l’antre du Papers Club, les étagères chargées de livres offrent aux visiteurs un véritable voyage à travers la littérature mondiale. De façon cohérente, le club tisse des liens entre les classiques indémodables de la littérature française, les pépites de la littérature marocaine, et une multitude d'ouvrages contemporains internationaux. Cette richesse bibliographique reflète l’ambition du lieu : être un carrefour d’échanges et de découvertes culturelles.

Sara, artiste peintre de 31 ans, trouve au club le silence nécessaire pour lire et nourrir son inspiration artistique. «J’aime venir prendre un petit livre par hasard, me perdre dans ses pages et laisser mon esprit vagabonder,» partage-telle. Parmi les rayons, on retrouve d’abord Gustave Flaubert. En parallèle, la littérature marocaine est fièrement représentée, avec des auteurs comme Driss Chraïbi et son «Passé Simple», ou Tahar Ben Jelloun avec «Cette Aveuglante Absence de Lumière».

Le Papers Club ne s’arrête pas là. Conscient de l’appétit insatiable de ses visiteurs pour la nouveauté et la découverte, il propose également une sélection de livres contemporains à vendre. Cette initiative permet aux visiteurs de prolonger l’expérience du club chez eux, emportant avec eux un morceau de cet univers intellectuel et créatif. Ainsi, le Papers Club ne se veut pas simplement un café où l’on peut lire en sirotant un espresso.

Il se veut un lieu de vie, de partage et d’inspiration où l’accent est mis sur la création et l’échange. Les visiteurs sont encouragés à partager leurs idées, à inspirer et à être inspirés en retour. Que ce soit autour d’un bon livre, d’un délicieux repas, ou lors d’une discussion enflammée, le club offre un cadre idéal pour des rencontres enrichissantes.

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