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Un prélude au dégel des relations diplomatiques entre Rabat et Paris ?

Des rencontres maroco-françaises dans les provinces du sud pour «sortir de l'ambiguïté»

Organiser ces rencontres et mettre en exergue les réalisations concrétisées par le Maroc dans ses provinces du Sud est un signe avant-coureur qu’en France, il existe une volonté de tourner la page de la position opaque de l’Hexagone sur la question du Sahara.

Est-ce un signe avant-coureur d’une sortie de l’ambiguïté qui imprègne les relations politiques entre le Maroc et la France ? En tout cas, la 4ème édition des rencontres franco-marocaines sur les actions de développement à l’oeuvre dans les provinces du Sud et les multiples potentialités qu’elles recèlent qui ont débuté le 19 septembre 2022 et qui s’étalent jusqu’au 24 du mois, à Guelmim, Tan-Tan, Smara et Laâyoune, sous le signe «Sortir de l’ambiguïté».

Ces rencontres portent sur les programmes de développement humain durable dans les domaines économique, scientifique, culturel, touristique et urbanistique, explique l’Association Ribat Al Fath, co-organisatrice de cet événement avec la Fondation France-Maroc paix et développement durable, dans les régions du Sud du Maroc (Sahara marocain) et à Bordeaux et sa région, la Grande Gironde.

Articulés autour de questions économiques, culturelles et agricoles, ces rencontres permettront de découvrir les programmes de développement urbanistiques, industriels et touristiques, ainsi que les réalisations extraordinaires que connaissent les régions du sud du Royaume qui, autrefois désertiques, sont devenues «aujourd’hui, et depuis trois décennies, un espace de vie, de production, d’innovation et d’affirmation de leur appartenance à la mère-patrie».

Une pléiade d’experts, d’universitaires, d’élus et d’acteurs économiques et institutionnels marocains et français apporteront leur éclairage et leur soutien fort et éloquent à l’effort consenti dans ces régions par l’État marocain, ainsi que leur savoir-faire pour améliorer le rendement dans certains secteurs et les possibilités d’investissement. Le clou de cet évènement est sans doute la conférence qui se tient samedi 24 septembre à Lâayoune sous le thème «Sortir de l’ambigu?ité », animée, entre autres, par le directeur de l’Agence de développement des provinces du Sud, des opérateurs économiques, des représentants diplomatiques, des consuls généraux (dont ceux de France) et des consuls en fonction à Laâyoune et Dakhla, ainsi que des représentants de la Chambre de commerce française et de la Chambre de commerce et d’industrie de la région.

Solution sérieuse
Le quiproquo né du dossier de rapatriement des mineurs marocains, la consigne (ou plutôt la punition qui a ciblé aussi l’Algérie et la Tunisie) visant à réduire de moitié les visas Schengen délivrés aux Marocains ou encore l’affaire Pegasus. Sans oublier les manoeuvres souterraines concoctées entre la France et l’Algérie pour contrecarrer le succès et l’influence diplomatique du Maroc sur les plans régional et international. Tout cela a enclenché un certain gel dans les relations diplomatiques.

Toutes choses égalent par ailleurs, la France a historiquement soutenu le Maroc dans le dossier du Sahara marocain. Pour l’Hexagone, l’initiative marocaine d’autonomie est ‘’une’’ solution sérieuse et crédible pour un règlement définitif du différend. Elle n’a pas emboîté le pas à l’Espagne et à l’Allemagne qui ont considéré l’autonomie comme ‘’la base’’ la plus sérieuse et la plus crédible.

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