LE MAROC ÉLIMINÉ DE LA CAN CÔTE D’IVOIRE-2023

Pour Regragui, l’heure est à la remise en question

Principal responsable de l’élimination du Maroc face à l’Afrique du Sud en huitièmes de finale de la CAN Côte d’Ivoire 2023, Walid Regragui doit revoir beaucoup de choses s’il espère rester à la tête de la sélection et réussir ses prochains défis.


“J’ai échoué, il faut assumer”. C’est par ces mots forts que Walid Regragui a résumé sa pensée en conférence de presse après la défaite, le 30 janvier 2024 au soir, face à l’Afrique du Sud, synonyme d’élimination dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Afriques des nations de football (CAN) en Côte d’Ivoire. Aussitôt prononcée, cette déclaration a vite enflammé la toile. Le sélectionneur national démissionnera-t-il conformément à son engagement, formulé quelques semaines avant le début de la CAN, de quitter son poste s’il n’atteint pas la demi-finale au moins? Une réponse doit être donnée le plus tôt possible pour que la sélection soit prête à faire face aux prochains enjeux: les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 qui reprendront en juin 2024, et surtout la prochaine CAN qui se tiendra au Maroc en juin et juillet 2025.

Quoi qu’il en soit, Walid Regragui n’est plus intouchable, du moins dans l’esprit des Marocains. En multipliant les erreurs avant et durant la CAN à plusieurs niveaux, il a fini par réduire en miettes le capital sympathie qu’il avait amassé grâce son exploit historique au Mondial Qatar-2022. Tout d’abord, le sélectionneur national a montré ses limites sur le plan tactique, se faisant surclasser par ses adversaires, notamment le Français Sébastien Desabre, sélectionneur de la RD Congo, et surtout le Belge Hugo Broos, sélectionneur de l’Afrique du Sud. Sans oublier ses choix de joueurs très contestables, dont le dernier et le plus intrigant a été la titularisation en quart de finale du latéral droit Noussair Mazraoui, absent des terrains depuis sa blessure au mollet le 13 décembre 2023, au poste de latéral gauche.


Problèmes et limites
Sans oublier que le sélectionneur et son équipe se sont enfoncés petit à petit dans une guerre médiatique: entre les propos d’Azzedine Ounahi sur les titres de l’Égypte, l’altercation de Regragui avec le capitaine de la RDC ou encore sa déclaration sur les pays arabes, les Lions étaient loin d’être dans l’état d’esprit d’un futur champion.

S’il conserve son poste -ce qui sera probablement le cas à en croire les informations que nous avons recueillies auprès de nos sources au sein de la FRMF-, Walid Regragui sera donc invité à se remettre profondément en question sur le plan tactique et celui de la communication, et surtout apprendre à s’adapter aux différents styles de jeu auxquels il sera confrontés en Afrique. Sans oublier qu’il devra assumer une autre responsabilité qui demande du courage: faire le ménage dans l’équipe et apporter du sang neuf. Comme l’a bien démontré cette CAN 2024, l’heure de la retraite internationale a sonné pour plusieurs joueurs, comme le capitaine et défenseur Romain Saïss, ou encore le milieu de terrain Selim Amallah.

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