LE REGN-COV-2, NOUVEL ESPOIR DES MALADES?

UN NOUVEAU TRAITEMENT CONTRE LA COVID AUTORISÉ AUX US

Le Maroc ne doit pas se reposer sur ses lauriers et se dire que du moment que la population sera bientôt vaccinée, il suffira d’ici là de continuer de recourir aux mêmes expédients.

Si le Maroc doit incessamment entamer la campagne de vaccination de sa population contre la pandémie de Covid-19, il n’en reste pas moins qu’il faudra encore du temps pour la mener à bout. En effet, l’opération nécessite une importante organisation logistique, sans parler de l’effort financier conséquent que devra au fur et à mesure consentir l’État. Dans ce sens, il faudra, certainement, continuer d’explorer de possibles thérapies susceptibles de réduire l’impact de la Covid-19 sur la santé des patients atteints, alors que la mixture hydroxychloroquine-azithromycine semble désormais seulement bonne à jeter aux orties.

Aux États-Unis par exemple, l’on a vu ce 21 novembre l’Agence américaine des médicaments (FDA) autoriser l’utilisation du REGN-COV2, une combinaison de deux anticorps mise au point par la firme locale Regeneron et qui a notamment été utilisée avec succès pour soigner le président sortant Donald Trump après qu’il eut été déclaré positif à la Covid-19 le 2 octobre.

Licences d’office
Le REGN-COV2 est, certes, surtout efficace lorsqu’il est administré en début de maladie, mais il pourrait, selon les études scientifiques réalisées, permettre d’éviter bien des hospitalisations. Aussi, son prix n’est pas donné: pour l’obtenir, le gouvernement fédéral américain a dû décaisser quelque 450 millions d’euros, à raison de 1.250 dollars la dose. Ceci étant et au titre de la règle des licences d’office, que prévoit l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour que des pays en développement puissent se doter de traitement à bon prix, le Maroc pourrait essayer de se l’offrir en ayant à sortir de sa poche bien en deçà de cette somme.

Il pourrait même, carrément, tenter de le produire, étant donné qu’avec l’Égypte et la Jordanie il fait partie des pays pouvant s’enorgueillir de compter l’une des industries pharmaceutiques les plus avancées du monde arabe.

En 2015, il avait par exemple, avec succès, réussi à commercialiser le sofosbuvir conçu par le laboratoire américain Gilead contre l’hépatite C. En tout état de cause, le Maroc ne doit pas se reposer sur ses lauriers et se dire que du moment que la population sera bientôt vaccinée, il suffira d’ici là de continuer de recourir aux mêmes expédients, car l’on est bien loin d’être sortis de l’auberge.

Les États-Unis eux-mêmes pourraient finalement commencer leur campagne de vaccination bien avant le Royaume, mais ceci n’empêche pas qu’ils ont avalisé le REGN-COV2 mais aussi le bamlanivimab d’Eli Lilly, qui a des propriétés quasiment similaires. Des milliers de Marocains pourraient encore être sauvés si la mobilisation se poursuit comme elle a commencé.


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