La récolte céréalière chute de 70%

A l’issue d’une saison agricole marquée par une faible pluviométrie, la moisson céréalière essuie une chute brutale par rapport aux saisons précédentes. La production prévisionnelle des céréales principales, qui comprend le blé tendre, le blé dur et l’orge, est estimée à 32 millions de quintaux, soit une baisse de 70% par rapport à la campagne précédente, qui a enregistré une production parmi les records.

Cette production résulte d’une superficie céréalière semée au titre de cette campagne de 3,6 millions d’hectares des 3 espèces de céréales. Par espèce, la production céréalière a atteint 17,6 millions de quintaux de blé tendre, 7,5 millions de quintaux de blé dur et 6,9 millions de quintaux d’orge. Plus de 60% de la production proviennent des zones favorables des régions de Fès-Meknès et de Rabat-Salé-Kénitra. Les céréales en zones irriguées n’ont contribué que pour environ 20% à la production globale.

Néanmoins, les autres cultures affichent un état favorable. Il est ainsi prévu que la betterave à sucre dont la récolte vient de démarrer dans plusieurs régions enregistre de bonnes performances de rendement. Les agrumes, les oliviers et les rosacées en stade de floraison affichent, pour leur part, de bonnes perspectives de production.

Il faut dire que cette saison agricole a connu pendant ses débuts une pluviométrie faible, ce qui a sérieusement impacté le niveau de la production céréalière. Ainsi, la campagne agricole 2021/22 a enregistré une pluviométrie qui a atteint 188 mm à fin avril 2022, soit une baisse de 42% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (327 mm) et de 35% par rapport à la campagne précédente (289 mm) à la même date. Près de 55% du cumul pluviométrique a eu lieu aux mois de mars et avril et moins d’un tiers des précipitations ont eu lieu durant les mois de novembre et décembre.

Concernant les exportations, celles des agrumes ont atteint 711 mille tonnes, contre 549 mille tonnes la campagne précédente, soit une hausse de 30%. Des performances positives ont été observées aussi pour les exportations des fruits et légumes avec un volume exporté dépassant 1,5 million de tonnes, soit une hausse de 16% par rapport à la dernière campagne.

Pour l’élevage, la situation du secteur s’est nettement redressée, permettant le maintien de la performance du secteur dans sa globalité. Côté indicateurs agricoles, le ministère de l’agriculture estime que le PIB agricole va connaitre une baisse maximale d’environ 14% en 2022 résultant de la performance exceptionnelle enregistrée par la campagne précédente et des conditions climatiques défavorables de la campagne actuelle.

A. A.