REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE OMAR RADI

TOUT SE VEND, SAUF LE MAROC !

S’il y a une raison pour laquelle le scénario extravagant d’espionnage de Omar Radi a été présenté comme étant une affaire d’espionnage d’un journaliste, c’est que ce sont les mêmes volontés délétères d’hier qui reviennent à la charge aujourd’hui. Car depuis 2009, elles n’ont pas trouvé de “relais” à Aboubakr Jamaï et à Ahmed Réda Benchemsi, suite à leur “exil-fuite” en France et aux Etats-Unis, pour alimenter les rapports et les débats télévisés sur le Maroc.

Les mêmes profils, les mêmes médias interposés et les mêmes scénarii de victimisation. Un quotidien français qui n’a raté aucune péripétie, aussi insignifiante soit-elle, du procès de Maâti Monjib tout en en faisant une énième victime d’un système “makhzénien” et qui ne laisse passer aucune occasion pour tenter de défigurer l’image du Maroc, se fait de nouveau l’avocat du diable en s’appuyant sur un rapport d’Amnesty International, cette ONG dont la partialité n’est plus à démontrer et dont le silence fragilisant au sujet du racisme et de la violence meurtrière des policiers “blancs” de son pays de naissance ne trompe plus personne.

Publié tard dans la soirée de dimanche 21 juin 2020, ce rapport atteste, sans preuves à l’appui, qu’un journaliste marocain, dénommé Omar Radi, est victime d’attaques dites par “injection réseau” au moyen d’outils conçus par une société informatique israélienne du nom de NSO, pour conclure à la responsabilité des autorités marocaines dans le piratage du téléphone de Omar Radi. Comme par hasard, qui mieux qu’une frange (la même) de la presse française qui donne des leçons de déontologie sans en être un modèle, qui maîtrise le mieux les sujets de la prostitution et du Makhzen, pour s’acharner contre le Maroc, en ne prêtant sa tribune qu’aux aigris qui ont dilapidé leur capital de discrédit dans leur pays d’origine.

Matraquage médiatique
Et pour arriver à ses fins, cette même presse entoure des gens comme Monjib et Radi d’une aura de sainteté et de militantisme à travers un matraquage médiatique qui apparait et disparait au gré de la température des relations maroco-françaises, notamment économiques. D’après la scène tellement bien irréellement décrite, c’était près de Casablanca à la fin de l’été 2019, que Omar Radi, qui déjeunait avec Maâti Monjib, son “ami” historien, a été espionné via son téléphone. En surfant sur le web, Omar Radi aurait donné aux sécuritaires marocains, soupçonnés d’être clients de NSO depuis 2018, le contrôle total et invisible de son téléphone. Si cela s’avère vrai, deux détails auraient échappé au scénariste. Pourquoi alors attendre ce déjeuner pour espionner Omar Radi? Et comment un jeune homme, qui fait ses débuts dans le journalisme, a-t-il eu vent qu’un logiciel performant l’espionnait via son téléphone? Malheureusement, la thèse ne tient pas debout.

Retour à cette rencontre qui a donné naissance à cette affaire extravagante d’espionnage. Qui sont ces deux hommes, les deux protagonistes de ce chef d’oeuvre hollywoodien? Fait référence en matière de défense des droits de l’Homme, politologue et historien de la première heure, Maâti Monjib est impliqué dans un délit de droit commun “hors du commun”. Rien de spécial, en dehors que cet universitaire est poursuivi, depuis 2015, pour avoir donné le statut de Sarl (société à responsabilité limitée) à Freedom Now, une association qu’il dirige et qui défend la liberté d’expression et de journalisme au Maroc!, pour échapper au contrôle des financements étrangers par l’Etat et pour avoir tiré profit, à titre personnel, de ces financements.

À la veille de la 13ème audience de son procès, le 24 octobre 2018, Maâti Monjib accorde une interview. Bien évidemment à la presse française. Précisément à Ignace Dalle, journaliste français connu pour ses écrits incendiaires et diffamatoires à l’égard du Maroc. C’est la liberté d’expression. Soit. Cette fois, l’interviewé a porté le masque de journaliste d’investigation.

Un défenseur des droits de l’Homme qui passe pour un journaliste professionnel. Cela ne rappelle pas quelqu’un? Oui, Omar Radi. Ce jeune homme inconnu du bataillon, qui change de fusil d’épaule en fonction des circonstances. Cette fois, on le présente comme journaliste. Pourquoi? Pour alimenter les rapports sur les violations de la liberté de presse ou plutôt d’expression. Ses “réalisations”, exploitées à outrance pour tenter d’en faire un militant type, ce sont un film documentaire sur le mouvement de contestation du Rif pour Attac Maroc et un tweet qui prend l’air d’une critique acerbe apparentée à de la diffamation puisque non sourcée. Loin d’être des productions journalistiques, puisqu’elles servent la cause d’ONGs, la dernière “réalisation” lui a valu une arrestation éphémère puis une poursuite en état de liberté provisoire. D’ailleurs, au sujet de ce tweet, ceux qui ont pris sa défense ont bien mêlé liberté d’expression et liberté de presse. Et entre liberté d’expression responsable et liberté d’expression à tout-va.

Il n’y a que les services de certains pays étrangers qui savent, de loin, et avec finesse, diriger une opération similaire. La complicité de celui qui joue bien le premier rôle est par ailleurs incontournable. Son rendez-vous avec Monjib suscite une interrogation: Qu’estce qu’ils ont en commun, ces deux hommes de génération différentes, ces deux personnalités opposées, d’intérêts divers, en dehors de ce qui pourrait être discuté publiquement dans le cadre de l’association oeuvrant dans la défense des droits de l’Homme?

Liberté d’expression à tout-va
Les bribes d’une réponse viennent du communiqué en date du 24 juin 2020 du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca dans lequel il a annoncé que Omar Radi a été convoqué dans le cadre d’une enquête sur son implication présumée dans une affaire d’obtention de financements de l’étranger, en relation avec des services de renseignement.

L’enquête suivra son cours, certes. Et la vérité finira par se savoir, tôt ou tard. Mais le doute qui plane sur leur financement ex térieur remet en question la sincérité de leur cause. Car s’il y a une chose que les autorités marocaines ne peuvent pas inventer, ce sont les preuves d’une transaction financière internationale.

A ces “carburants” d’une propagande bon marché et d’une campagne de déstabilisation du Maroc, si aujourd’hui, les instigateurs payent et courtisent et promettent monts et merveilles, demain, ils payeront et courtiseront et promettront la même chose à d’autres encore “vierges” et encore plus “crédibles”. Il est consternant comment l’Histoire ne sert pas de leçon à certaines personnes. S’il y a une raison pour laquelle le scénario extravagant d’espionnage de Omar Radi a été présentée comme étant une affaire d’espionnage d’un journaliste, c’est que ce sont les mêmes volontés délétères d’hier qui reviennent à la charge aujourd’hui.

Car depuis 2009, elles n’ont pas trouvé de “relais” à Aboubakr Jamaï, fondateur du défunt magazine Le Journal, et à Ahmed Réda Benchemsi, fondateur de Tel Quel, suite à leur “exil-fuite” en France et aux Etats-Unis, pour alimenter les rapports et les débats télévisés sur le Maroc.

Scénario extravagant
Aboubakr Jamai, qui a fait de la monarchie son fonds de commerce, a justifié son départ par son incapacité à payer une amende de 3 millions de dirhams de dommages et intérêts pour avoir diffamé le Belge Claude Moniquet de l’ESISC (Centre Européen de Recherche, d’Analyse et de Conseil en Matière Stratégique), alors qu’il a organisé la liquidation judiciaire de la société éditrice du Journal hebdomadaire, afin d’échapper au paiement d’une ardoise due à l’Etat, s’élevant à 14.000.000 de dirhams, dont notamment 5.000.000 de dirhams redevables à la CNSS et 7.000.000 de dirhams au préjudice des impôts.

Ahmed Reda Benchemsi, qui est arrivé à décrocher une bourse à Stanford en adjoignant à son dossier d’inscription à cette université américaine des publireportages sur Moulay Hicham, faisait du sexe et de Mohammed VI son fonds de commerce inépuisable pour négocier des insertions publicitaires dont il n’a jamais déclaré la TVA. En 2013, le journaliste américain Max Blumenthal a découvert des liens pas très catholiques entre le nouveau site électronique Free Arabs Press lancé par Benchemsi et l’American Islamic Congress, une organisation de mèche avec le milieu conservateur américain islamophobe.

Et il y a par ailleurs l’inimitable Ali Lmrabet. Limogé des Affaires étrangères pour ses comportements non diplomates, fauché après ses nombreuses mésaventures dans la presse écrite, pour son style soi-disant “piquant” et “satirique”, Lmrabet a été condamné à dix ans d’interdiction de l’exercice de la profession de journaliste pour avoir écrit dans un reportage pour El Mundo que les populations sahraouies établies dans les camps de Tindouf en Algérie étaient des réfugiés et pour avoir publié une information non recoupée relative à la vente du palais royal de Skhirat. Lmrabet a toujours été présenté comme un martyr de la presse marocaine par des ONGs de défense des droits de l’Homme et de la liberté d’expression. Hélas, ces mêmes ONGs n’ont pipé mot quand il a été dénudé et quand on a révélé que son épouse espagnole le faisait bénéficier d’avances avec des maisons d’édition espagnoles sans pour autant délivrer de manuscrits. De leur acabit, des exemples d’opportunistes comme ceux faits journalistes-stars ne manquent pas. Les récits sur leurs apartés avec leurs financeurs au cours desquels ils empochent des sommes mirobolantes pour le financement de journaux “anti-système”, sont légion.

Il y a aussi la fameuse Zineb El Rhazoui, dont la marque de fabrique est la provocation. Malgré ses nombreux dérapages et condamnations, notamment en novembre 2019, quand celle qui disait se battre pour les droits humains et qui dénonçait la répression de manifestants par la police au Maroc, a affirmé sur le plateau de la chaîne de télévision française CNews dans l’émission C’est l’heure des pros, au sujet de la répression des manifestations dans la banlieue parisienne que “la police devait tirer à balles réelles sur les jeunes de banlieue”, qu’elle a qualifiés de “racailles”, les interventions de Zineb El Rhazoui sont encore sollicitées par une partie de la presse française qui cherche du buzz. Rien n’est gratuit, en tout cas.

Opportunisme
Il y a enfin, Zakaria Moumni. Il n’est pas journaliste, mais un ex-champion du monde de boxe thaïlandaise. Ce sportif marocain avait affirmé avoir été torturé en 2010 dans la prison de Témara pendant quatre jours, alors qu’il purgeait une peine de 17 mois de prison pour une affaire d’escroquerie avant de bénéficier de la grâce royale en 2012. Pour rappel, l’homme était impliqué dans une affaire d’escroquerie où il était accusé d’avoir soutiré 1.200 euros à deux Marocains contre la promesse de leur trouver du travail en Europe. Il devient subitement un grand champion et l’invité spécial des grands plateaux de télévision françaises. Sur TV5, il déchire même son passeport marocain et renconce ainsi à sa nationalité, après avoir obtenu la nationalité française, bien entendu. Il entre dans une affaire de chantage de l’Etat et devient co-auteur du livre L’homme qui voulait parler au Roi.

Cet habitué des combats en cage (boxe thaï) suscite l’intérêt de la “journaliste” Catherine Graciet, qui lui avait fait miroiter le parti à tirer en publiant ses mémoires. D’ailleurs, cela lui a fait valoir ainsi qu’aux éditions Calmann-Lévy une condamnation à deux reprises pour diffamation par la justice française dans son procès contre Mounir Majidi, directeur du secrétariat particulier du roi Mohammed VI.

Journalistes, sportifs… Ce ne sont en vérité que des titres que ces opportunistes font valoir auprès de ceux qui payent le mieux et offrent une “visibilité” et un statut social fictif dans tel pays ou autre qui ne les reconnait jamais comme des citoyens à part entière ou plutôt qui sait les reconnaitre “à leur juste valeur” une fois leur mission accomplie.


1 commentaire

  • Mansour Essaïh

    27 Juin 2020

    Les mandarins déchus couverts par AMNESIA(*) International doivent savoir une chose : TOUCHE PAS A MON PAYS./ ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- PS : (*) Quand il s'agit des droits inaliénables des africains et d'autres ethnies, c'est l'amnésie totale. Dans ce cas qui n'est pas le seul, AMNESIA(*) International est aveugle, sourde et muette.

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