LA RAM VA RESPIRER UN PEU

REPRISE DU TRAFIC AÉRIEN DOMESTIQUE

La décision du gouvernement d’autoriser les vols domestiques peut être un premier pas pour résorber le choc provoqué par la pandémie de Covid-19 sur la compagnie aérienne nationale.

Un bol d’air pour la Royal air Maroc (RAM). A partir du 25 juin, la compagnie aérienne nationale pourra de nouveau assurer ses vols internes. Décision a été prise dans ce sens par le ministère de l’Intérieur, celui de la Santé et celui de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, comme les trois départements en ont informé l’opinion publique dans leur communiqué du 21 juin. Ce qui mettra donc fin à plus de trois mois d’arrêt, puisque dès lors que l’état d’urgence sanitaire avait été déclaré par le gouvernement le 20 mars, la RAM s’était vue obligée de clouer ses avions au sol, en dehors des vols destinés à acheminer les produits et les équipements de protection nécessaires à la lutte contre le Covid-19 -notamment à destination d’autres pays africains- et plus récemment les Marocains qui étaient demeurés bloqués à l’étranger tout au long des semaines précédentes.

Pendant cette période, la compagnie aurait perdu 50 millions de dirhams par jour en moyenne, selon ce que son président-directeur général, Abdelhamid Addou, révélait dans une lettre adressée à ses collaborateurs le 12 mai dernier. Le concerné avait ainsi parlé de “la pire crise de notre histoire”. A cet égard M. Addou avait, avant même que l’état d’urgence sanitaire n’entre en vigueur, mis en place des mesures donnant le choix aux salariés entre un congé sans solde d’un à six mois renouvelable et le travail à temps partiel. Désormais, il s’agit carrément de licenciements, dans le cadre d’un plan social auquel la ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie sociale, Nadia Fettah Alaoui, avait donné son aval le 8 juin, lors de son passage à la Chambre des représentants pour répondre aux questions des élus de la première chambre.

Plan de licenciements
Dans sa missive du 12 mai, M. Addou avait également fait mention de la possibilité de lever au cours de ce mois de juin de la dette “garantie par l’Etat”, ce afin de réduire les tensions sur sa trésorerie, mais rien n’a filtré pour l’heure à ce propos, même si Mme Fettah Alaoui avait confié y être favorable, toujours au parlement. Elles sont d’ailleurs une multitude d’établissements et entreprises publics (EEP) à être dans le même cas de figure -la RAM est, pour rappel, détenue à 54% par l’Etat.

Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), ce sont 314 milliards de dollars que l’industrie aérienne de par le monde devrait perdre cette année à cause du Covid-19, dont 6 milliards en Afrique. En même temps, quelque 25 millions d’emplois sont menacés, et d’ailleurs plusieurs compagnies ont d’ores et déjà remercié des milliers de leurs salariés. Il faudra, ainsi, avoir les reins particulièrement solides pour la RAM.


1 commentaire

  • Adil

    24 Juin 2020

    Que du blabla on ne cesse de repeter la même chose en changeant le titre pour attirer les lecteurs. Que de l arnaque

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