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Rachid El Khalfi, le communicant


Cadre du ministère de l’Intérieur depuis plus de vingt ans, le secrétaire général de la très sensible DAI s’est de nouveau retrouvé, avec la tragédie d’Al-Haouz, sur le front médiatique.

Les Marocains ont surtout appris à reconnaître son visage du temps de la pandémie de Covid-19, où il avait coutume de se présenter face à la presse pour livrer les derniers détails de l’effort de guerre mené par les pouvoirs publics pour faire face à la crise sanitaire. Jeune quinqua, il représente parfaitement ce nouveau visage fringuant de l’administration, loin des stéréotypes ayant généralement cours du personnage de l’autorité plutôt guindé.

Secrétaire général à la Direction générale des Affaires intérieures du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi est, depuis la tragédie qui a frappé la province d’Al-Haouz le 8 septembre 2023, de nouveau revenu sur le front médiatique, où c’est lui qui a la charge de communiquer les différents bilans établis par la «mère des ministères» quant aux nombres de morts et de blessés. A ce titre, on le retrouve constamment sur le pied de guerre, aux micros des nombreux organes aussi bien nationaux qu’internationaux qui suivent de près la situation sur le terrain.

Quand, au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat, on pose la question sur M. El Khalfi, on comprend vite que l’homme fait l’unanimité. Présentant bien, ce n’est, in fine, pas un hasard que le ministre Abdelouafi Laftit lui ait confié la lourde charge des «RP» de son département, et ce alors que le concerné n’était encore que chef de division du suivi au sein de la Direction des Affaires politiques. «Il suffit de le fréquenter quelques minutes pour l’apprécier,» témoigne-t-on. Du côté de la corporation journalistique, les dithyrambes fusent également.

Vent de fraîcheur
M. El Khalfi est, de façon générale, décrit comme quelqu’un de très accessible, ce qui est en soi un énorme compliment quand on connaît la lourde machine du ministère de l’Intérieur et sa propension quasi atavique à faire profil bas, sauf nécessité vraiment impérieuse. Titulaire d’une licence en droit de l’Université Cadi-Ayyad de Marrakech, qu’il avait fréquenté au tout début des années 1990, puis d’un diplôme d’études supérieures appliquées (DESA) avec comme spécialité le droit privé, il se fait rapidement un bonhomme de chemin au sein de l’appareil de l’Etat, à un moment où le roi Mohammed VI tente d’y insuffler un vent de fraîcheur avec ce qu’il avait surnommé, dans un discours d’octobre 1999 qui avait fait date, «le nouveau concept d’autorité».

Jusqu’à donc finir par s’imposer au sein de l’administration centrale et, aujourd’hui, s’occuper de ce que dans les milieux sécuritaires l’on appelle simplement par son acronyme, la «DAI», une des directions les plus sensibles de l’Intérieur. Récemment, M. El Khalfi avait suivi, au sein de l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI), une formation d’auditeur d’un an, pour laquelle il avait été certifié au cours de l’année 2021.

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