MAIS QUE FAIT JAMILA MOUSSALI ?

LES MENDIANTS SÈMENT LA TERREUR DANS LES RUES DE CASABLANCA

L’usage des enfants à des fins de mendicité est devenu un acte qui a pris une ampleur considérable pendant cette crise du Covid-19. Or, un plan avait été annoncé en octobre 2019 par le gouvernement pour mettre fin à cette pratique.

Les rues de Casablanca sont désormais jonchées de mendiants. On les retrouve à tous les points stratégiques: aux feux-rouges, aux portes des commerces, des pâtisseries, des grandes surfaces, à proximité des guichets bancaires, devant les immeubles d’habitation. Bref, ils ont littéralement envahi plusieurs quartiers de la métropole. Ce qui fait que retirer son argent d’un guichet bancaire devient un acte à haut risque et faire des courses dans une grande surface ne se fait pas sans se faire accoster par trois ou quatre mendiants qui encerclent leurs “victimes”. La mendicité se transforme, par les temps qui courent, en actes d’agression verbale et physique qui poussent les Marocains à exprimer leur colère contre ces voyous qui cherchent à terroriser les gens.

Un phénomène aggravé
Couvertures sales enfilées sur le dos, pieds nus, visages crasseux, la plupart sont des sans-abris avec des allures horrifiantes de «zombies» aux regards vindicatifs contre les passants qui, tétanisés, tentent de les éviter en leur proposant quelques pièces de monnaie. Une forme de terrorisme qui s’installe, désormais, dans les rues de la métropole et qui peut s’amplifier avec le temps après la prolongation du confinement.

Autre spectacle dangereux et résolument inacceptable: l’usage par les femmes mendiantes des petits enfants dont plusieurs sont des bébés de quelques mois. Un acte qui a pris une ampleur considérable avec cette crise du Covid-19. Il faut avouer que le gouvernement est totalement responsable de cette situation. Beaucoup de femmes, travaillant dans le secteur informel, ont perdu leurs revenus. Ce qui les pousse à sortir dans les rues pour mendier. Et, pour forcer la solidarité, elles utilisent des enfants. Ce qui, normalement, devrait être combattu avec fermeté par les autorités. Or, sur le terrain, c’est le laxisme total. On laisse délibérément faire.

On se demande où est passée la ministre en charge de la solidarité, de la famille et du développement social, Jamila Moussali. La ministre du PJD brille par son absence alors qu’elle dirige les secteurs durement impactés par cette crise du Covid-19. La même ministre avait lancé, en octobre 2019, un plan d’action contre l’exploitation des enfants à des fins de mendicité. Un plan qui n’est jamais sorti au grand jour. Pourquoi n’a-t-on pas appliqué ce plan? Pourquoi laisse-t-on les enfants déambuler dans les rues pour mendier alors qu’ils devraient être chez eux? En prolongeant le confinement dans la métropole économique, le gouvernement contribue à aggraver ce phénomène. Car beaucoup de familles marocaines, rongées par la misère, n’ont pas de quoi se nourrir. Si rien n’est fait, la situation risque d’exploser.


2 commentaires

  • Mansour Essaïh

    11 Juin 2020

    A quoi servent les gestionnaires locaux (Elus, d'abords et autorités, ensuite), sinon de s'occuper de leurs administrés ?! xxxxxxxxxxxxxxx Le phénomène n'est, malheureusement, pas propre à Casablanca. En temps de corona V, vous êtes agressés partout où vous passez : A la sortie de la pharmacie, devant l'étalage du marchand de fruits et légumes, chez l'épicier, quand vous vous apprêtez à démarrer votre voiture et qu'un Gilet jaune ou vert ou rouge sort de nulle part pour vous rappeler qu'il est là et que vous devez casquer ............, et maintenant chez vous par des gens, souvent par groupe de deux, qui s'arment d'un balais et d'une poubelle roulante pour vous demander de payer pour leurs ''services'' en plus de la taxe d'édilité que vous payez à la municipalité !!

  • Mansour Essaïh

    12 Juin 2020

    PS : Les autorités centrales et locales ainsi que les élus doivent trouver aussi une solution définitive à nos frères et sœurs africains du sud du Sahara, à nos frères et sœurs syriens et surtout aux nos fausses sœurs syriennes. Les feux rouges sont devenus des points à risques où les pieds se mêlent aux roues des véhicules.

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