Quand le digital séduit les annonceurs

Hausse des investissements publicitaires durant le Ramadan

Les investissements publicitaires ont connu une forte hausse durant la première quinzaine du mois de Ramadan avec plus de 530 millions de dirhams investis dans les différents médias. Le digital est le canal le plus prisé par les annonceurs.

Le marché de la publicité semble reprendre du poil de la bête dans les médias. Les dernières statistiques du cabinet Imperium, spécialisé sur la veille des tendances publicitaires au Maroc, le confirment amplement et devraient redonner le sourire à certains responsables commerciaux. Les investissements publicitaires ont atteint 536,5 millions de dirhams durant les quinze premiers jours du mois de Ramadan, contre 370,5 millions durant la même période en 2020.

Le digital est le canal le plus prisé par les annonceurs avec un pic exponentiel de 354,5%, comparé aux autres supports, indique le rapport, qui souligne que les montants injectés dans la presse ont augmenté de 59,5%. La télévision et la radio ont été également bien gâtées avec des hausses respectives de 51% et 42% des investissements, suivies de l’affichage.

Les télécom premier investisseur
On retrouve d’ailleurs ce même trio dans le segment des parts de marché, où la télévision conserve son leadership avec 64% des parts, suivie de l’affichage (19%), et la radio avec 11,2%. La presse écrite et le digital se partagent le reste, avec des pourcentages respectifs de 4,5% et 1%. Le secteur des télécommunications est le premier investisseur avec une enveloppe de 118 millions de dirhams, soit une hausse de 26%. L’alimentaire occupe la deuxième place avec 92 millions de dirhams (+78,6%), suivi du secteur de la banque-assurance, qui a déboursé 53 millions de dirhams.

Impérium constate également d’importantes hausses dans d’autres secteurs tels que la bureautique et l’informatique (+1684,5%), l’assurance et finances (+272,4%) ou l’ameublement et la décoration (+202,7%). Une embellie qui contraste avec les chiffres négatifs de l’immobilier (-68,5%), la culture et les loisirs (-58%) et les administrations (-29,5%).

Globalement, la quasi-totalité des secteurs ont plus investi que durant l’année écoulée, remarque-t-il. Autre point positif du marché publicitaire, la hausse du nombre d’annonceurs, qui étaient 625 lors de la première quinzaine du Ramadan, contre 578 lors de la même période en 2020. 90 d’entre eux ont préféré communiquer via la télévision (+29), précise le cabinet.