Qatargate : la justice belge se dessaisit du volet marocain

 


Une ancienne photo reprise par la presse belge montrant MM. Atmoun et Panzeri du temps où ils étaient députés.


 

Finalement et après un an et demi de procédures, la justice belge s’est dessaisie du volet marocain de l’affaire Qatargate. C’est ce qu’a révélé la presse belge se référant à une décision de la justice belge actée en fin de semaine dernière. En effet, les magistrats belges chargés de l’enquête sur « tentatives d’influence exercées par le Qatar et le Maroc sur le Parlement européen, à travers la corruption de certains eurodéputés », ont conclu au manque de preuves pouvant justifier des poursuites en Belgique contre des responsables marocains. Il s’agit principalement de l’ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun et d’un fonctionnaire marocain présenté comme agent des services secrets extérieurs marocains. Le dossier des deux aurait été transférés à la justice marocaine. Laquelle devra les juger s’il y a matière à procès, selon les magistrats belges. Autrement dit, au lieu de classer le dossier, la justice belge a trouvé cette parade…


Néanmoins, la justice belge poursuivra ses investigations concernant notamment l’ancien eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri et l’ancienne vice présidente du parlement européen Eva Kaili. Les deux ont été mis aux arrêts en décembre 2022 avant d’être libérés des semaines plus tard. C’est M. Panzeri qui aurait cité le nom de M. Atmoun, les deux étaient membres de la commission mixte parlement européen-parlement marocain. Une commission que présidait du côté marocain M. Atmoun, alors député, avant sa nomination au poste d’ambassadeur. M. Panzeri avait conclu un accord avec la justice belge en vertu duquel il peut bénéficier de circonstances atténuantes, voire même être considéré comme témoin, à condition de tout livrer… Il a chargé des dirigeants qataris et M. Atmoun. Sans preuves. La justice belge s’en est rendue compte.

 

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