LA PSYCHOSE DES CONTAMINATIONS

GESTION DES CAS DE COVID DANS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

Depuis le mardi 15 septembre 2020, les académies et les directions provinciales ainsi que les directeurs des écoles publiques et privées ont été informées par une circulaire ministérielle de la mise en place de la procédure qu’il faut scrupuleusement suivre en cas de détection de cas positifs.

Les fermetures des écoles s’enchaînent. Après le célèbre lycée Descartes, à Rabat, qui a décidé de fermer ses portes après la découverte de nombreux cas de Covid-19 parmi le corps enseignant, plusieurs autres écoles publiques et privées ont suivi le pas à Temara, Agadir, Salé et Kénitra. A Casablanca, les écoles avaient été fermées par une décision gouvernementale rendue publique, le 6 septembre 2020, à la veille de la rentrée scolaire.

Dans cette atmosphère sanitaire préoccupante, les écoles sont désormais confrontées à un dilemme particulièrement inextricable: comment assurer l’enseignement présentiel tout en se protégeant contre la propagation du virus? Il est vrai que plusieurs établissements ont mis en place un protocole sanitaire plus ou moins strict mais le risque de contamination est toujours présent. D’où la psychose qui règne dans le milieu scolaire avec la crainte d’apparitions de cas de contamination.

Le ministre de l’éducation nationale, Saïd Amzazi, avait promis de mettre en place une procédure de gestion des cas positifs dans les établissements scolaires. C’est désormais chose faite. Depuis le mardi 15 septembre, les académies et les directions provinciales, ainsi que les directeurs des écoles publiques et privées, ont été informés par une circulaire ministérielle de la mise en place de la procédure qu’il faut scrupuleusement suivre en cas de détection de cas positifs.

Large dépistage
Le ministère précise ainsi qu’il s’agit d’une série de mesures qui doivent être entreprises et respectées en cas de confirmation d’un cas de contamination parmi les élèves, le corps professoral ou le personnel administratif. En effet, l’établissement devra informer la direction provinciale et les autorités locales et sanitaires dès qu’un cas positif est signalé. S’il s’agit d’une école privée, une commission mixte composée de représentants des autorités locales, sanitaires et pédagogiques ainsi que du ministère de l’Emploi est dépêchée à l’établissement pour vérifier le respect du protocole sanitaire ordonné par la tutelle.

Si le rapport est négatif, l’établissement sera fermé pour 14 jours, avec la mise en place d’un enseignement à distance. Si un cas est confirmé par les élèves, l’école est appelée à stériliser tout l’établissement. Quant à l’élève, il est rapidement pris en charge et soumis à un deuxième test pour confirmer la guérison. Si le résultat s’avère négatif, l’élève peut retourner sur les bancs de l’école. La classe de l’élève est fermée et soumise à un large dépistage.

En cas de confirmation d’une autre contamination, il faut vérifier le lien épidémiologique entre les deux cas. Si un lien existe, la classe doit être fermée et l’enseignement assuré à distance pendant 14 jours. Dans le cas contraire, tout l’établissement sera fermé et adoption de l’enseignement à distance pendant 14 jours. Si d’autres cas ne sont pas confirmés dans la même classe, l’ensemble des élèves de la classe seront confinés, avec adoption de l’enseignement à distance pendant 14 jours.

Dans le cas de contamination d’un enseignant ou d’un personnel administratif, il est procédé à la fermeture des classes gérées par l’enseignant et dépistage de tous les élèves. En cas d’apparition de nouveaux cas, fermeture de l’école et adoption de l’enseignement à distance pendant 14 jours. Dans le cas contraire, poursuite des cours en présentiel. Une telle procédure est appelée à être détaillée par le ministère de l’éducation nationale pour davantage de rapidité et d’efficacité dans le traitement des cas de contamination.


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