Protéger autant que possible

Présentation en conseil de gouvernement de la politique nationale de santé et de sécurité au travail par le ministre de l’emploi

Il est nécessaire de préserver la santé des travailleurs en tenant compte de particularités et contraintes sanitaires inhérentes aux différents lieux de travail.

Développement du système national de sécurité et de santé au travail, développement de la formation en matière de sécurité et santé de travail, promotion de la culture de prévention et le renforcement de la gouvernance, dialogue social et dimension territoriale, tels sont les quatre objectifs stratégiques qui font partie, désormais, de la politique nationale de santé et de sécurité au travail (SST) présentée par le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Amkraz, lors du Conseil de gouvernement réuni jeudi 4 juin 2020, par visioconférence, sous la présidence du Chef de gouvernement, Saâd Eddine El Othmani.

S’exprimant à l’ouverture de cette réunion, El Othmani s’est dit fier des réalisations collectives du Royaume face à la pandémie, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, tout en rappelant que la dernière initiative en date est l’appel du Souverain au patronat à déployer une opération de dépistage massif pour limiter le risque de propagation du virus. Il n’a pas manqué, aussi, de souligner que S.M. le Roi a donné ses instructions au ministère de la Santé de mettre à la disposition de la CGEM ses moyens matériels et humains. Cette action est de nature à accélérer la reprise de l’activité économique au Royaume, à alléger l’impact sur les caisses de l’État et à préserver la santé des travailleurs et celle de leurs proches.

Objectifs opérationnels
Rappelons qu’un sous-comité tripartite, relevant du Conseil de médecine du travail et de prévention des risques professionnels, a été chargé, en effet, de suivre le projet de d’élaboration de la politique et du programme national de santé et de sécurité au travail pour la période 2020-2024. Politique qui sera déclinée à travers 22 objectifs opérationnels et 70 mesures. Soit autant de mesures générales qui, pour être efficaces, doivent s’adapter aux spécificités particulières de chaque secteur économique. L’agriculture n’est pas l’industrie et encore moins le tourisme, le transport ou le commerce en général.

Le secteur des services est, en effet, celui qui risque de poser le plus de problèmes vu les difficultés éprouvées durant le confinement par une grande partie des entreprises du secteur. Quant au secteur industriel, il a beaucoup souffert de la multiplication des cas de contamination enregistrés. À part les mesures de distanciation sociale et autres mesures de prévention (masques, gel hydro-alcoolique, appareils de mesure de la température, etc.) à prendre, le dépistage des salariés et ouvriers s’avère être une charge de plus que certaines entreprises auront du mal à digérer.

Le ministre Amkraz ne peut rester insensible à ces difficultés et ce, d’autant plus qu’il s’est préalablement concerté avec l’ensemble des secteurs gouvernementaux concernés ainsi qu’avec les organisations professionnelles des employeurs et employés, lors de l’élaboration des projets de la politique et du programme national de santé et de sécurité au travail.

Élaboration qui s’est réalisée conformément aux engagements internationaux du Royaume. «Engagements résultant, notamment, de la ratification de la Convention internationale du travail n°187 sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, adoptée par l’Organisation internationale du Travail en 2006». L’objectif n’étant autre que d’améliorer de façon continue le domaine de la santé et de la sécurité au travail, de prévenir les dangers au travail et d’initier des mesures effectives pour l’instauration d’un environnement de travail sain.