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PROTÉGEONS NOS ENFANTS, MAINTENANT PLUS QUE JAMAIS !

JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS

Selon les données publiées par le Haut Commissariat au Plan (HCP) à l’occasion de la journée mondiale contre le travail des enfants, le 12 juin, célébrée cette foisci sous le thème «Covid-19: Protégeons les enfants contre le travail des enfants, maintenant plus que jamais!», 119.000 enfants accomplissent des travaux dangereux au Maroc. Le chiffre total de 200.000 enfants économiquement actifs est, certes, en baisse de 23,5% par rapport à 2017.

Le taux d’incidence du travail dangereux est de 1,6% (rapport entre les enfants astreints au travail dangereux et l’ensemble des enfants appartenant à la même catégorie de population), contre 2,3% en 2017. Les enfants astreints à ce type de travail sont à 74,4% ruraux, 84% masculins et à 75,6% âgés de 15 à 17 ans. Selon les données de l’enquête menée par le département que dirige Ahmed Lahlimi, pas moins de quatre régions abritent les 68,1% d’enfants astreints au travail dangereux. Il s’agit de la région de Casablanca-Settat. Elle vient en tête avec 27,9%, suivie de Marrakech-Safi (16,1%), puis de la région de Fès-Meknès avec 13,1% et enfin la Rabat-Salé-Kénitra (11,0%).

Salariés, apprentis et aides familiales
30.000 enfants astreints au travail dangereux résident en milieu urbain, constituant 83,1% des enfants au travail dans les villes (37.000 enfants) et 0,7% de l’ensemble des enfants citadins (4.200.000 enfants). En milieu rural, les enfants exerçant un travail dangereux sont au nombre de 89.000, ce qui correspond à 54,3% des enfants économiquement actifs (163.000 enfants) et à 2,9% de l’ensemble des enfants dans ce milieu (3.071.000 enfants). Le travail dangereux des enfants reste, par ailleurs, concentré dans certains secteurs économiques et diffère selon le milieu de résidence. En zones rurales, les enfants astreints à ce type de travail se retrouvent en particulier dans le secteur de l’«agriculture, forêt et pêche» (75,4%). En villes, ils sont concentrés dans les «services » (54,8%) et dans l’industrie, y compris l’artisanat avec un taux de 31,3%.

Ce type de travail demeure concentré dans certains statuts professionnels et diffère selon le milieu de résidence. En se basant sur le statut professionnel, il s’avère que 66,9% des enfants astreints au travail dangereux sont des «aides familiales» et 23,6% «salariés» dans le milieu rural. En milieu urbain, 45,2% des enfants sont «salariés », 30,4% des «apprentis» et 16,3% «aides familiales». Parmi les enfants de sexe masculin, 100.000 exercent un travail dangereux, soit 67,1% des garçons au travail, contre 19.000 filles exerçant un travail dangereux, ce qui correspond à 37,4% des filles en travail.

Par ailleurs, 12,1% des enfants exerçant un travail dangereux sont en cours de scolarisation, 83,7% ont quitté l’école et 4,3% ne l’ont jamais fréquentée. L’enquête du HCP souligne enfin qu’au niveau mondial, et selon les statistiques de l’OIT (Organisation internationale du Travail), 218 millions d’enfants entre 5 et 17 ans sont occupés économiquement. Parmi eux, 73 millions (soit l’équivalent de 4,6% de l’ensemble des enfants âgés de 5 à 17 ans) accomplissent des travaux dangereux.

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