Propos antimarocains du ministre de la jeunesse palestinien: Le Maroc va-t-il réagir?


À son rôle d’ambassadeur de Palestine, Jamal Choubaki vient d’ajouter ces jours-ci celui de pompier à son arc. Raison, comme on peut le deviner, de cet activisme auprès de ses interlocuteurs marocains, les déclarations portant atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc du ministre de la Jeunesse palestinien, Jibril Rajoub.

Ce dernier, présent ce 10 juillet 2023 sur les plateaux de la chaîne algérienne Elwatania dans le cadre d’une visite effectuée en Algérie, a appelé à la tenue d’un référendum au Sahara marocain, allant jusqu’à mettre sur le tapis la possibilité que la région soit annexée dans le futur par la voisine de l’Est. Il a présenté la chose comme la façon la meilleure pour selon lui régler le différend afférent entre le Maroc et l’Algérie -ce qui, soit dit en passant, est revenu ironiquement à reconnaître sa nature purement bilatérale-, et en même temps ne pas donner le moyen à Israël de s’impliquer; comme quoi c’est ce que viserait l’État hébreu.


Des propos qui, s’ils n’ont pas suscité pour l’heure de réactions de la part de Rabat, ont néanmoins soulevé un véritable tollé, en ce qu’ils ne font que reprendre les antiennes régulièrement ressassées par la machine de propagande algérienne. M. Choubaki, qui ne pouvait, par conséquent, qu’être sollicité par les médias nationaux, a naturellement fait en sorte de nuancer, expliquant que ce serait en fait M. Rajoub qui aurait été mal compris.

Et selon nos informations, il aurait également tenu le même discours auprès de responsables du ministère des Affaires étrangères, avec qui il aurait de son propre chef pris contact après que sa hiérarchie à Ramallah lui eût demandé. Nos sources poursuivent qu’une lettre de protestation serait à l’étude, mais qu’elle ne serait néanmoins pas rendue publique car l’objectif est davantage d’appeler la partie palestinienne à ne pas céder à la surenchère dans laquelle cherche visiblement à l’entraîner l’Algérie et faire la distinction entre d’un côté le rétablissement “souverain” du Maroc de ses relations avec Israël et de l’autre côté son soutien à la cause palestinienne, mis sur le même pied par le Royaume que sa première cause, à savoir celle du Sahara marocain. Reste à voir ce que va maintenant faire Ramallah.

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