Le projet de loi portant création du registre national agricole adopté par le Parlement

Le projet de loi portant création du registre national agricole (RNA), adopté par le Parlement, serait un outil essentiel pour la politique agricole. Celui-ci, qui en est à ses dernières étapes, devrait ainsi offrir une base de données numérique des exploitants agricoles et leurs exploitations géo-référencées avec un identifiant unique.

Ce registre devrait fournir les informations nécessaires pour contribuer à l’élaboration des stratégies et des programmes publics et mettre à disposition des données sur les programmes de développement agricole, ainsi que les données facilitant l’accès à la couverture santé et à la protection sociale des agriculteurs.

Ainsi, l’adoption de la loi portant création du RNA par le Parlement, institue «une nouvelle étape majeure» selon le ministre de l’Agriculture, Mohamed Sadiki, notamment pour l’accélération de la protection sociale des agriculteurs. Le RNA est à ce titre un recensement exhaustif des exploitants et des exploitations agricoles au niveau national, avec leur localisation géographique.

Le président du directoire du Groupe Crédit agricole du Maroc, Tariq Sijilmassi, n’a pas manqué également de souligner l’importance du Big data dans ce chantier. Pour lui, le RNA constitue pour la banque «une grande révolution». Cette dernière va permettre de simplifier les procédures de prélèvement des cotisations et de remboursement de l’AMO pour les agriculteurs. Sur ce point, il faut rappeler que la banque a conçu l’offre «hissab mouzdawaj», qui permet la création d’un compte personnel gratuit, en plus du compte professionnel de l’agriculteur pour couvrir l’ensemble de ses besoins personnels. Il s’agit, dans ce dernier cas, de «Hissab Al Ard», identifié par le numéro RNA et de «Hissab Ad Dar», identifié par le numéro de la CNIE.

À cette offre s’ajoute l’ambitieux projet de Big Data lancé par la banque. Celui-ci a pour objectif de développer des synergies plus fortes entre les acteurs du secteur. Il vise ainsi à proposer un accompagnement financier et technique adapté via une meilleure connaissance des acteurs des chaînes de valeur agricoles.