Projet de loi de finances 2024 en cours de préparation : Des efforts budgétaires à faire


Il est plus que jamais nécessaire de privilégier le recours aux mécanismes de financement innovants et de favoriser la justice territoriale .

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer maintenant l’impact du séisme d’Al-Haouz sur la croissance et le budget, puisqu‘on ne dispose pas du recul nécessaire et suffisant, il n’en reste pas moins que des efforts budgétaires seront déclinés dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) en cours de préparation. Parole de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du budget. D’ailleurs, le budget général de l’Etat sera mis à contribution -à côté des autres sources de financement- pour financer une partie du programme intégré et ambitieux en vue de la reconstruction et la réhabilitation générale des zones touchées par le tremblement de terre d’Al Haouz.


Bien qu’amené à gérer cette catastrophe naturelle, le gouvernement sera appelé à mener les grands chantiers contenus dans le programme gouvernemental. Tâche d’autant plus faisable qu’en accélérant les réformes prévues dans son programme -notamment en matière de l’amélioration de l’efficacité de l’investissement- et dans la perspective où la croissance en 2024 devrait s’établir autour de 3%, il est fort probable qu’avec “une baisse de l’inflation, une reprise relative de la demande intérieure et extérieure et la confiance accrue des investisseurs due au retrait du Maroc de la liste grise du Groupe d’action financière internationale (GAFI), devraient soutenir l’activité économique”, comme le soutient la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) qui vient de publier ses perspectives économiques régionales et ses prévisions de croissance  pour  les économies dans lesquelles elle investit.

Les finances publiques ne pourraient que bénéficier de ces perspectives optimistes. Ainsi, suite à l’amélioration de la collecte des impôts et des recettes non fiscales en 2023, l’institution basée à Londres table sur le fait que “le déficit budgétaire devrait continuer à se contracter pour passer de 5,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 à 4,9% en 2023”. Cette perspective d’une reprise de l’activité économique est à l’ordre du jour  surtout lorsqu’on sait que “certains pays qui ont été frappés par des catastrophes naturelles ont fait preuve d’une reprise de leur activité économique, via le lancement de certains secteurs tels que les bâtiment et travaux publics (BTP) et le tourisme”, comme l’a évoqué Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib (BAM), lors du dernier point de presse tenu à l’issue de la troisième réunion trimestrielle du conseil de la banque centrale au titre de l’année 2023. Tout en réitérant l’engagement de la BAM à soutenir l’effort du gouvernement et à apporter sa contribution pour soutenir les secteurs de l’économie qui pâtiront des effets du séisme.

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