Le projet d'extension du port de Laâyoune à l'étude: Du développement en perspective

Le complexe est le principal port polyvalent de la région Grand Sud, dont l’activité commerciale s’élève à environ 5 millions de tonnes.

L’Agence nationale des ports a lancé un appel d’offres pour la réalisation de l’étude d’extension du port de Laâyoune, cette principale infrastructure portuaire polyvalente de la région du Grand Sud promise à de nouvelles perspectives de développement.

La consultation comprendra, en effet, plusieurs études techniques sur le reparamétrage des ouvrages du port et la définition de l’avant-projet détaillé de l’extension. Concrètement, ce dernier devra porter notamment sur la réadaptation, la justification et l’optimisation des ouvrages projetés (quais, équipement de quais, terrepleins, etc.), le dimensionnement des ouvrages et le calcul de béton armé et l’établissement des plans détaillés. Le tout assorti de la proposition d’un phasage de réalisation des aménagements projetés et la définition du délai et du planning de réalisation des travaux à prévoir.

Perspectives de développement
Après approbation de l’avant-projet détaillé, le consultant retenu proposera à l’approbation du maître d’ouvrage, un allotissement des travaux. En effet, il s’agit de fournir par lot de travaux, un descriptif technique, la définition des prix, le bordereau des prix et détail estimatif, le règlement de consultation et le cahier des prescriptions spéciales et techniques.

Rappelons que le complexe portuaire de Laâyoune est composé de deux sites: le port abrité bâti en 1986, dont l’activité est centrée sur la pêche, les hydrocarbures et les exportations de sable et le wharf phosphatier construit en 1968, pour répondre spécialement au besoin d’exportation du phosphate de Boucraâ, d’où il est acheminé par convoyeurs.

Le complexe est le principal port polyvalent de la région Grand Sud, dont l’activité commerciale s’élève à environ 5 millions de tonnes annuellement, composées essentiellement d’importations d’hydrocarbures et d’exportations de phosphate et de sable.

Il est également le premier port de pêche du Royaume, avec environ 43% des débarquements de la pêche côtière. Notons que les ports de Laâyoune et Dakhla constituent les socles du trafic portuaire commercial de la région, le port de Laâyoune traitant 89% du trafic commercial portuaire de la région.