Prochaines législatives : Le RNI, parti pour rester?


Le lendemain même de son passage au Parlement, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, voyait son parti du Rassemblement national des indépendants (RNI), dont il est le président, remporter, le 25 avril 2024, un nouveau siège à Béni Mellal en la personne de Abderrahim Chatbi. Ce dernier, qui se trouve aussi être le coordinateur du parti de la colombe au niveau de la région de Béni-Mellal Khénifra, a ainsi pu recueillir 15.973 voix, soit plus qu’aucun de ses concurrents directs, respectivement issus de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), du Front des forces démocratiques (FFD) et du Mouvement populaire (MP).

Certes, Abderrahim Chatbi a également pu tirer avantage du fait que les autres partis de la majorité, à savoir le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI), n’ont, sur un commun accord, pas présenté de candidat, de sorte à ne pas le priver de votes utiles en faveur de son élection. Mais ce ne saurait certainement être la seule explication. Pour les observateurs, le RNI a clairement le vent en poupe et peut légitimement aspirer à maintenir, dans l’horizon de 2026, année de la tenue prévue des prochaines législatives, son statut de premier parti politique du Royaume.


À cet égard, il peut compter sur une solide assise électorale dans le monde rural, qui lui avait d’ailleurs également permis de terminer largement en tête des dernières communales et régionales, organisées concomitamment aux législatives du 8 septembre 2021. Mais il essaie aussi, par les temps qui courent, d’effectuer une percée dans les villes, où la classe moyenne semble encore lui résister quelque peu, faute de trouver une place satisfaisante à ses yeux dans les politiques mises en oeuvre depuis bientôt trois ans par le gouvernement Aziz Akhannouch.

Ainsi, en plus des mesures prises pour redonner vie à cette classe, durement éprouvée depuis le début de la décennie par l’inflation galopante, conséquence notamment de la pandémie de Covid-19 mais pas seulement, une intense campagne de recrutement est menée tambour battant et vise notamment dans les cadre. “Nous sommes actuellement à environ 400.000 adhérents, nous pouvons encore faire grimper ce chiffre”, nous indique une source au sein du RNI.

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