Quel scénario pour la prochaine coalition gouvernementale ?

Début des tractations

Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement, mène cette semaine les négociations pour la formation de la prochaine coalition gouvernementale. Voici les principaux scénarios.

C’est parti pour les tractations pour la composition de la prochaine coalition gouvernementale. Aziz Akhannouch, secrétaire général du Rassemblement national des indépendants (RNI), nommé vendredi 10 septembre 2021 Chef du gouvernement et chargé de former le nouvel Exécutif par le roi Mohammed VI, a entamé, lundi 13 septembre 2021, ses réunions avec les principaux partis politiques.

En une journée, M. Akhannouch s’est entretenu avec Abdellatif Ouahbi, Nizar Baraka, Driss Lachguar, Mohand Laenser et Mohamed Sajid, respectivement secrétaires généraux du Parti authenticité et modernité (PAM), du Parti de l’Istiqlal (PI), de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), du Mouvement populaire (MP) et de l’Union constitutionnelle (UC).

La prochaine coalition gouvernementale, selon le scénario le plus plausible, sera formée du RNI, arrivé en tête des élections législatives avec 102 sièges, du PAM (86 sièges) et du PI (81 sièges). Ensemble, les trois partis totaliseront 270 sièges au parlement, soit 72 sièges de plus que le seuil minimum requis, à savoir 198 sièges. L’USFP, avec ses 35 sièges, pourrait également s’inviter à cette coalition, qui atteindrait ainsi 304 sièges, formant une majorité confortable.

Selon les dernières indiscrétions, la réunion entre MM. Akhannouch et Ouahbi a été très constructive et positive. A l’issue de la rencontre, M. Ouahbi a déclaré à la presse avoir échangé avec M. Akhannouch des idées sur la possibilité de former une coalition gouvernementale, notant avoir reçu des «signaux positifs» du chef du RNI. «On va essayer de concevoir une vision commune pour l’avenir», a affirmé M. Ouahbi, qui s’est dit convaincu que «les choses vont aller dans le bon sens». Autre scénario, le PAM pourrait, par ailleurs, rejoindre l’opposition. Dans ce cas, le RNI pourrait se contenter de l’alliance avec le PI et l’USFP, ou rajouter parmi ces rangs le MP et l’UC.

De son côté, Nizar Baraka, chef du Parti de l’Istiqlal, a souligné que «l’offre présentée par le Chef du gouvernement désigné, Aziz Akhannouch, sera examinée par les organes décisionnels du parti de l’Istiqlal, notamment le Conseil national». En effet, une session extraordinaire du Conseil national du parti de l’Istiqlal sera tenue le samedi 18 septembre, à partir de 15H00, par visioconférence.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de ses consultations avec M. Akhannouch au sujet de la formation du nouveau gouvernement, M. Baraka a affirmé que cette rencontre a été l’occasion de mener un véritable débat, animé en cela par l’esprit de patriotisme et la ferme volonté sur les moyens à même de répondre aux attentes des citoyens, de rétablir leur confiance et de concevoir l’avenir sur la base du nouveau modèle de développement.