Le procès du "violeur de Tinder" s'est ouvert lundi 18 mars 2024 à Paris


Le procès devant la Cour criminelle de Paris de Salim Berrada, 38 ans, suspecté d'avoir violé ou agressé sexuellement 17 femmes entre 2015 et 2016, a démarra lundi 18 mars 2024.

Selon les victimes, celui qui se faisait appeler Adam, Lou ou Crépuscule sur les applications de rencontre se présentait sur les applications comme un photographe chevronné. Ensuite, il invitait ses victimes présumées à une séance photo dans son domicile parisien, où il leur proposait de manière insistante un verre d'alcool. Certaines femmes affirment avoir été droguées.


« Il me disait que j’étais unique », sa « muse », ont décrit ces jeunes femmes. "Sur place il offre un, deux, trois verres d’alcool fort" qu’elles n’osent pas refuser. Très vite elles se sentent mal, bien plus qu’elles ne devraient vu la quantité d’alcool ingérée. Vient ensuite l’état second, l’impression d’avoir pris des drogues de synthèse. Certaines vomissent, d’autres tombent sans raison. Les enquêteurs estiment qu’il y a eu soumission chimique, Salim Berrada conteste fermement.

Toutes décrivent le changement de comportement du photographe, son regard « froid », ses mains qui « attrapent par la queue-de-cheval ». Il plaque, maintient aux poignets alors qu’elles répètent qu’elles ne veulent pas, puis les viole. Sur les bancs de la salle, plusieurs femmes laissent couler des larmes ou s’effondrent en sanglots quand le président aborde leur récit.

Arrivé du Maroc en France à 20 ans et une place en école d'ingénieur, il décroche son diplôme puis un CDI comme cadre informatique, avant de démissionner rapidement. « Je voulais créer, créer, créer », « vivre de nouvelles choses », déclarait Salim Berrada. Son procès dure deux semaines. L'accusé risque jusqu'à 20 ans de prison.

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