LES CONTRÔLES SANITAIRES ET PHYTOSANITAIRES DE L’ONSSA

Des procédures sévères pour garantir la sécurité de nos produits agricoles

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) met en place une série de mesures qui permettent d’assurer la sécurité alimentaire des produits d’origine végétale et animale commercialisés au Maroc et à l’étranger.


Aucun produit alimentaire commercialisé au niveau national ou destiné à l’export, de quelle nature que ce soit – animale et végétale – n’échappe au protocole du contrôle sanitaire et mis en place par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). L’importation de ces produits est strictement réglementée par cet organisme public en charge de garantir la sécurité alimentaire dans le Royaume. Tandis que leur exportation est également régie par une série de mesures rigoureuses répondant aussi bien aux exigences scientifiques établies par l’ONSSA que celles mises en place dans le cadre des modèles de certificat conclus avec les importateurs des produits agricoles marocains.

Les biologistes des laboratoires de l’ONSSA ne laissent donc aucune ombre de doute entacher la conformité des produits agricoles marocains exportés à l’étranger, encore plus ceux qui sont commercialisés à l’intérieur du pays. En effet, le contrôle réalisé par l’office se divise en deux catégories : sanitaire et phytosanitaire. Tous deux sont hautement importants au point que l’ONSSA les prescrits de manière systématique dans les manuels d’autocontrôle (export). L’utilité de l’autocontrôle réalisé par l’opérateur se manifeste dans le cas d’analyses de danger autour d’un spécimen, assure une source au sein de l’ONSSA. Pour les produits agricoles qui sont destinés aux marchés étrangers, les modèles de certificat de conformité sont déjà connus et les tests effectués prennent en compte les exigences légales du marché destinataire.

Laboratoires plus fiables
Ces exigences sanitaires sont au préalable connues par les deux parties (exportateur/importateur), et font partie des clauses de contrats scellés entre le client et le fournisseur. Ici, il est question des organismes de quarantaines, des tests microbiologiques, chimiques et physiques, ainsi que d’étiquetage, de date de péremption de produits exportés (DLC DLUO), de marquage. Bref, tous les produits alimentaires destinés à l’export ont besoin d’une certification autorisant à l’acteur économique d’exporter ses produits.

Dans le cadre du contrôle de produits alimentaires d’origine végétale, l’ONSSA s’appuie sur des outils scientifiques très sophistiqués pour effectuer les analyses, les tests biologiques et microbiologiques. En effet, l’office mène ses missions de contrôle sanitaire et phytosanitaire à travers ses huit laboratoires régionaux implantés dans différentes villes : Casablanca, Bouznika, Rabat, Agadir, Tanger, Beni Mellal, Berkane et Laâyoune. Il convient de rappeler que le laboratoire régional d’Agadir est l’un des premiers laboratoires à avoir réalisé des contrôles scientifiques pour détecter les résidus de pesticide dans les cultures végétales. Un autre fait marquant qu’il serait important de souligner : Les laboratoires de l’ONSSA sont classés parmi les premiers laboratoires les plus fiables au monde (ISO 17 043). Un classement obtenu dans le cadre d’un événement scientifique qui a connu la participation de quarante laboratoires internationaux. Le personnel de l’ONSSA est pluridisciplinaire.


En effet, l’office travaille en collaboration avec des techniciens agréés, des inspecteurs, des médecins vétérinaires, des biologistes, etc. Les prélèvements effectués par son personnel au niveau des exploitations agricoles et des écuries sont directement transférés aux laboratoires en vue de les assujettir aux multiples procédés scientifiques protocolaires. Pour les exportateurs, comme souligné précédemment, une certification d’exportation est requise. Ce certificat n’est délivré qu’aux opérateurs dont les cultures respectent les exigences sanitaires en vigueur. Pour prétendre à la conformité, les échantillons collectés doivent en attester.

Santé végétale des cultures
Les techniciens de l’office inspectent les exploitations agricoles afin de collecter des spécimens qui serviront d’objet du contrôle sanitaire et phytosanitaire. Les produits recueillis sont systématiquement transférés au laboratoire d’analyses et de recherches régional, conformément à la procédure mise en place par l’ONSSA. Le premier contrôle consiste en la vérification de la conformité des identifiants qui figurent au niveau des sacs en plastique contenant les échantillons, explique-t-on. Cette procédure, qui revêt un caractère prioritaire pour l’ONSSA, permet au personnel administratif de s’assurer que les informations numérisées et codifiées correspondent à celles indiquées dans les procès-verbaux (PV) des prélèvements.

Techniquement, les éléments collectés (tomates, fraises, clémentines, etc.) sont pesés selon le protocole de grammage (0,5g/1g). Après avoir conditionné les échantillons dans des sacs adaptés, les experts de l’ONSSA procèdent au broiement du fruit ou du légume à l’aide des machines technologiques dédiées. Cette analyse biologique permet d’extraire l’acide désoxyribonucléique (ADN) et l’acide ribonucléique (ARN), lesquels permettent entre autres d’identifier les différentes pathologies et virus susceptibles d’affecter la santé végétale des cultures.

En plus des contrôles sanitaires et phytosanitaires réalisés par l’ONSSA, les opérateurs agricoles effectuent quant à eux des analyses dans d’autres laboratoires agréés. Les produits agricoles marocains exportés, ainsi que ceux commercialisés sur le marché national, sont somme toute sains de toutes les pathologies. Les produits qui ne répondent pas aux exigences de conformité en vigueur sont détruits.

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