Présidentielle au Kenya : La Cour suprême confirme la victoire de William Ruto

Le Kenya a un nouveau président. Son nom, William Ruto (55 ans). La victoire du vice-président sortant a été confirmée, lundi 5 septembre 2022, par la Cour suprême du pays. «C’est une décision unanime. Les recours sont par la présente rejetés. En conséquence, nous déclarons le premier défendeur (William Ruto) président élu», a déclaré la présidente de la Cour suprême, Martha Koome.

Cette annonce intervient dans un contexte de suspicions de fraudes évoquées par son adversaire Raila Odinga (77 ans), grande figure de la politique de ce pays d’Afrique de l’est, soutenu par le président sortant, Uhuru Kenyatta, après la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale (IEBC). Ladite entité avait annoncé, le 15 août 2022, la victoire de Ruto, soit une semaine après la tenue du scrutin, avec 50,49% des voix, contre 48,85% pour Odinga. Cette annonce avait notamment été marquée par la réaction de quatre des sept membres de l’IEBC qui avaient contesté ces chiffres, allant même jusqu’à accuser leur président Wafula Chebukati de s’être engagé dans un processus «opaque».

Odinga, qui essuie ainsi sa cinquième défaite à l’élection présidentielle, devrait sauf grande surprise accepter cette décision de la plus haute juridiction kenyane, réputée pour son indépendance, surtout que les deux camps avaient promis de respecter son verdict. Quant à William Ruto, l’heureux élu, il prêtera serment ce 13 septembre pour présider aux destinées du Kenya. Il deviendra ainsi le cinquième président de l’histoire du pays depuis son accession à l’indépendance en 1963.

Le roi Mohammed VI lui a adressé un message de félicitations en lui souhaitant «plein succès dans l’exercice de [ses] hautes fonctions». Le Souverain lui a également indiqué que le Maroc «veille à ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec la république du Kenya, basée sur la coopération fructueuse, la solidarité, agissante et le respect mutuel, de manière à servir les intérêts suprêmes des deux peuples et contribuer à la prospérité et au développement du continent africain».

E.S