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Présence des films marocains dans les rendez-vous mondiaux

Beau plébiscite pour la culture marocaine

La sélection des films marocains dans de prestigieux évènements internationaux comme le Festival de Cannes constitue un satisfecit pour le cinéma local et un bel encouragement pour les professionnels du secteur.

Le cinéma marocain attire les projecteurs ces dernières années. En atteste la présence des films marocains dans de prestigieux évènements internationaux comme le Festival de Cannes. Dernière en date, «Le Bleu de Caftan», de la réalisatrice marocaine Maryam Touzani, a été sélectionné dans la catégorie «Un Certain regard» de la sélection officielle de cette 74e édition qui a débuté le 17 mai 2022 et se poursuivra jusqu’au 28 mai. Un long-métrage qui a été projeté en première mondiale le jeudi 26 mai sur la Croisette.

Produit par le réalisateur Nabil Ayouch et co-produit par Amine Benjelloun, ce film met en scène Halim et Mina, un couple qui tient une boutique de caftans dans la médina de Salé. Ils y seront rejoints par Youssef, un jeune apprenti qui partage avec son maâlem (maître) Halim, une passion commune: la couture. Déjà en 2019, son premier long-métrage «Adam» était sélectionné dans la même catégorie à Cannes. L’année dernière, c’était le long-métrage «Haut et fort» de Ayouch dans la sélection officielle sur la Croisette. Une première dans l’histoire du cinéma marocain.

Cerise sur le gâteau, ce dernier avait reçu, le 17 juillet 2021, le Prix du cinéma positif de cette grand-messe du cinéma. Il avait également reçu le prix «Best Achievement in Cinema» remis par l’organisation humanitaire Union- Life International. «Je suis fier d’avoir représenté le Maroc, avec l’ensemble de l’équipe, heureux du parcours du film, de son très bel accueil, des prix glanés et que cela ouvre de belles perspectives pour l’avenir», avaitil déclaré, après la clôture du festival. Le Centre cinématographique marocain (CCM) affirmait, à juste titre, que cette sélection en compétition officielle témoigne de la notoriété internationale croissance du cinéma marocain.

Encouragement
Ce film, produit en 2021 par Ali’n Productions, basée dans le Royaume, les Films du Nouveau Monde (France) en coproduction avec Unité et Ad Vitam (France), nous replonge dans l’histoire d’Anas, un ancien rappeur engagé dans le centre culturel sis à Sidi Moumen. Les jeunes de ce quartier populaire de Casablanca, encouragés par leur nouveau professeur, vont tenter de se libérer du poids de certaines traditions pour vivre leur passion et s’exprimer à travers le hip-hop.

Le cinéma marocain est donc représenté, pour la troisième édition consécutive, à ce rendez-vous incontournable. Quatre mois plus tôt, précisément le 12 mars, sa compatriote Sofia Alaoui faisait rayonner les couleurs du Maroc dans l’univers du septième art. Cette jeune réalisatrice âgée de 29 ans, remportait le César du meilleur court-métrage avec son film «Qu’importe si les bêtes meurent», lors de la 46e cérémonie de cet évènement éponyme.

Dans une interview qu’elle nous avait accordé et publiée en avril 2021 dans Maroc Hebdo, Sofia nous exprimait son envie de faire un cinéma qui est très marocain et très ouvert sur le monde. «La reconnaissance de cette production locale, à l’échelle internationale, lors d’évènements prestigieux, est un encouragement très fort. Cela confirme qu’on peut faire du cinéma de science-fiction, de femme, qui questionne la société, tout en ayant un aspect divertissant», affirmait-elle.

Son film, produit par Jiango films avec le soutien du CCM, raconte l’histoire de Abdellah, un jeune berger qui doit s’approvisionner en nourriture dans un village commerçant à plus d’un jour de marche. Une fois arrivé, il découvre un lieu désert à cause d’un curieux évènement qui a bouleversé tout le monde. «C’est un film de court-métrage qui questionne les certitudes et les normes qui peuvent parfois enfermer un individu et l’empêcher de vivre pleinement et d’aller à la connaissance de soi», expliquait la réalisatrice. De belles reconnaissances pour le cinéma marocain qui devraient davantage encourager les jeunes cinéastes en quête de visibilité sur la scène internationale.

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