Un premier bilan positif

CAMPAGNE D'ENCOURAGEMENT À LA LECTURE LANCÉE PAR LE CONSEIL NATIONAL DE LA PRESSE

Inédite avec des affiches et des spots radio et télé, la campagne lancée il y a deux mois par le Conseil national de la presse pour inciter à la lecture de la presse a d’ores et déjà atteint ses objectifs intermédiaires: renforcer les habitudes de lecture du grand public.

Il a fallu que le Conseil national de la presse (CNP) voie le jour pour que l’on assiste au Maroc à une campagne de communication à large spectre, en bonne et due forme, qui encourage à la lecture en général et met en avant les bonnes raisons de lire la presse en particulier. Déjà, les premières retombées sont très positives, d’après Younes Moujahid, président du CNP, qui a pris l’initiative de rétablir la confiance entre les lecteurs marocains et leur presse nationale. Et il faut savoir que ce dernier n’y est pas allé de main morte. Lui qui a toujours milité en faveur de la dynamisation du secteur et de la mobilisation de tous les moyens à même d’augmenter sa crédibilité et son éthique, a ratissé large pour cibler tous publics confondus: jeunes, moins jeunes, étudiants, fonctionnaires, hommes d’affaires…

Cette grande campagne nationale, qui a débuté en décembre 2019 et s’est étalée pendant au moins trois semaines jusqu’au début du mois de janvier 2020, s’est fixé l’objectif de reconquérir le lectorat et le fidéliser à long terme, à travers de vastes opérations de sensibilisation. Déclinée en 2 langues, la campagne met en avant les «bonnes raisons de lire la presse»: «mieux comprendre les événements et les enjeux de la société à travers des analyses», «être un citoyen informé et engagé pour construire une communauté vivante»…

Reconquérir le lectorat
«Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie du Conseil national visant à encourager la lecture de la presse et la lecture de façon générale. Nous sommes convaincus que les sociétés sont mieux bâties avec une population informée. Seule la lecture permet d’avoir une vision complète des choses», a expliqué Younes Moujahid. Pour le président du CNP, le Conseil national met également l’accent sur l’importance de rétablir la crédibilité des médias dans un contexte marqué par la montée en puissance des fake news (fausses informations). La mobilisation et l’implication des acteurs de la presse nationale, journaux de différentes périodicités, chaînes radio et de télé, a été exemplaire.

Baisse de la diffusion
Pour optimiser l’impact du message véhiculé, le choix des «visages» de la campagne nationale d’encouragement et de sensibilisation à la lecture s’est porté sur deux acteurs et comédiens, au parcours riche, fort appréciés du grand public, à savoir Rachid El Ouali et Samia Akariou. A vrai dire, cette campagne tombe à pic. Economiquement et financièrement parlant, beaucoup d’entreprises de presse au Maroc sont au bord de la faillite. Le modèle économique dual de la presse classique, basé principalement sur les ventes et la publicité, s’ébranle rapidement dans un contexte de baisse de la diffusion payée et des recettes publicitaires.

La presse digitale ne sort pas du lot car le gros des recettes publicitaires en ligne est accaparé par les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon). Sans oublier que le temps de lecture au Maroc est un des plus bas dans le monde entier. D’où tout l’intérêt accordé et toute l’énergie misée par le Conseil national de la presse dans cette campagne, une action qui sera suivie d’autres aussi pertinentes. En attendant les détails de l’impact de la campagne, les bons résultats relevés ont conforté la décision du bureau du CNP, vigoureusement contestée par certaines parties de mauvaise foi qui lui prédisaient l’échec absolu. La réponse à ses détracteurs: La campagne a permis de toucher 26 millions de personnes.


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