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Le PPS et le PSU unissent leurs forces au travers d’un pacte

Peuvent-ils faire réellement pression sur la majorité gouvernementale?

Une première. Les partis socialistes d’opposition, le PPS (Parti du progrès et du socialisme) et le PSU (Parti de la gauche socialiste unifiée) ont décidé, mardi 27 septembre 2022, au siège du PPS à Rabat, de poser les jalons d’une coopération renforcée en vue d’améliorer la situation politique, économique et sociale du pays.

Les secrétaires généraux du PPS, Nabil Benabdallah, et du PSU, Nabila Mounib, ont, ainsi, convenu de créer une commission mixte chargée d’élaborer des projets et d’entreprendre des actions communes en vue de «traduire les doléances des citoyens». Les deux leaders ont dénoncé, à cette occasion, ce qu’ils ont appelé «la faiblesse des actions gouvernementales en matière socio-économique».

La question légitime qui se pose, en dehors des bonnes intentions de l’une comme de l’autre partie, est de savoir si les deux formations politiques peuvent changer quelque chose. Elles ne pèsent presque rien, numériquement parlant (22 députés PPS et 1 députée PSU [Nabila Mounib]), pour pousser la majorité gouvernementale à changer de trajectoire. Comment peuvent-ils «traduire les doléances des citoyens» sur le terrain si leur efficacité est limitée d’autant plus que même si tous les partis de l’opposition unissent leurs efforts, leur faiblesse numérique ne leur permet pas de convoquer le Chef du gouvernement pour s’expliquer autour d’une décision en dehors des séances publiques programmées?

Tout ce que les deux partis sont en mesure de faire, c’est dénoncer. Les deux leaders ont dénoncé ce qu’ils ont appelé «la faiblesse des actions gouvernementales en matière socio-économique».

Nabil Benabdallah a condamné, pour sa part, la flambée des prix, notamment ceux des hydrocarbures, la baisse du pouvoir d’achat des ménages et a dénoncé ce qu’il appelle le «problème de la santé». Quant à Nabila Mounib, très active à travers ses sorties médiatiques et sa présence sur les réseaux sociaux par ailleurs, elle a appelé à une «politique fiscale juste et équitable» ainsi qu’à la fin de «l’économie de rente». Nabila Mounib a dénoncé «le problème des terres «soulaliyate». Elle a aussi réclamé de profondes réformes en matière économique, sociale et environnementale. Pour elle, «le Code de la famille actuel est dépassé».

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