Perspectives de poursuite des études supérieures en France à l'ombre du COVID-19

Tous les scénarios sont actuellement envisagés : une arrivée des étudiants à la rentrée, une arrivée au cours du premier semestre, une arrivée au second semestre. Pour l’heure, aucun n’est définitif.

Ce qui s’applique aux écoles relevant du système marocain de l’éducation nationale ne concerne pas les écoles qui sont homologuées par le ministère français de l’Education nationale, même si elles sont basées au Maroc. On l’aura bien compris. Deux poids, deux mesures.

Tant pis alors pour les parents d’élèves qui ont inscrit leurs enfants dans des écoles qui suivent un programme français mais qui ne sont pas homologuées par l’Etat français. Les bacheliers issus de ces écoles suivront, comme leurs pairs issus des écoles publiques et privées marocaines, leurs épreuves du baccalauréat à la date fixée par le département de Saïd Amzazi. Contrairement aux autres issus des écoles homologuées qui ont été exemptés de ces épreuves et qui obtiendront leur bac 2020 sur la base des notes du contrôle continu.

Mais la confusion qui entourait cette question n’a été tirée au clair qu’à moitié. Plusieurs interrogations hantent toujours l’esprit même des bacheliers marocains issus des établissements homologués par l’Etat français. Qu’a-t-on prévu pour ceux déjà inscrits dans des écoles et universités françaises et qui doivent entamer leurs études en début de l’année universitaire 2020/21?

Contactée par Maroc Hebdo pour répondre à cette question, Clélia Chevrier Kolacko, Conseillère de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France au Maroc, souligne vaguement que «ces bacheliers ont émis leurs voeux dans Parcoursup et valident actuellement les choix qui leur sont proposés ». En reprécisant notre question, partant du fait que les frontières sont encore fermées d’un côté comme de l’autre, pour savoir s’il y a dans le pipe une stratégie française de transport pour ces bacheliers, Mme Chevrier Kolacko a été catégorique: «Si les étudiants ne peuvent pas se rendre en France dès le mois de septembre, ils pourront suivre leurs cours de manière dématérialisée».

Les consulats de France au Maroc, qui ont temporairement suspendu leurs activités, vont-ils offrir un service particulier à ces étudiants pour leur faciliter la tâche et entamer dès maintenant la procédure de délivrance des visas étudiant? L’on apprend que rien n’est envisagé pour l’heure. Même constat concernant le traitement des visas touristiques. Apparemment, l’Ambassade de France au Maroc attend un signal du gouvernement marocain au sujet de la réouverture des frontières avant de se décider. Pour Mme Chevrier Kolacko, une chose est sûre, les étudiants et les chercheurs figureront parmi les publics prioritaires dès lors que la délivrance des visas aura repris.

Mais existe-t-il déjà un plan B relatif à l’enseignement à distance au cas où le déplacement des bacheliers marocains en France s’avèrerait impossible au tout début de l’année universitaire? Pour la conseillère à l’Ambassade de France, «tous les scénarios sont actuellement envisagés: une arrivée des étudiants à la rentrée, une arrivée au cours du premier semestre, une arrivée au second semestre».

Et elle révèle que l’ensemble des acteurs sont unanimes pour privilégier, dans la mesure du possible, la mobilité physique afin de faire bénéficier les nouveaux étudiants d’une expérience de formation complète et d’une immersion culturelle en France.


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