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Pourquoi nos responsables dénigrent-ils la presse marocaine? Le complexe des médias étrangers


Parbleu, qui sert vraiment la cause nationale, le Sahara, mieux qu’un journal marocain? Qui défend le Maroc quand il est attaqué par un État, une ONG ou un média étranger?

 

S’il vous plaît, cessez de mépriser la presse marocaine! Vous ignorez ce que vous ratez! Nos responsables, nos hommes politiques et nos élites économiques souhaitent aujourd’hui avant demain la mort du “quatrième pouvoir”. Ils ne le font pas savoir, certes, publiquement, mais leurs actes trahissent leurs pensées. Quand Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, refuse courtoisement, sous prétexte de son agenda surchargé, une interview à un média marocain et l’accorde volontiers, le jour même, au magazine Jeune Afrique ou encore à El Pais pour parler de questions d’intérêt national. Quand le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, ou sa ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, entre autres, s’attachent les services de soi-disant influenceurs ou youtubeurs qui vendent des crèmes hydratantes ou qui font la publicité des vertus du Botox pour les lèvres. Quand des responsables gouvernementaux et de grandes entreprises publiques tamisent les noms des supports médiatiques devant assister à une conférence ou à une annonce importante qui concerne tout le pays et tous les Marocains. On a le droit alors de se poser cette question légitime: Pourquoi sous-estime-t-on autant la presse nationale? Pourquoi tant de mépris à son égard?

Parbleu, qui sert vraiment la cause nationale, le Sahara, mieux qu’un journal marocain? Qui défend le Maroc quand il est attaqué par un État, une ONG ou un média étrangers?

Pendant de longues années, l’État marocain a financé à tort et à travers, à coups de milliards, des publirédactionnels publiés par Jeune Afrique, Le Monde, Le Figaro, L’Express, El Pais, The New York Times… en vue de soigner son image. Le résultat obtenu a toujours été des plus décevants. Personne ne croit ce que ces médias étrangers écrivent sur le Maroc. C’est une stratégie défaillante. Là où le bât blesse, c’est que ces mêmes journaux et magazines étrangers disent du mal du Maroc et servent de relais à des campagnes de propagande cautionnées par des États et des ONG prétendument humanitaires.


Ce n’est qu’en ce moment de grande frustration qu’on appelle la presse nationale à la rescousse. Nos responsables n’éprouvent aucune gêne à lui demander de se mobiliser pour contrecarrer les acharnements des médias occidentaux, européens en particulier, contre le Maroc.

La presse marocaine le fait alors, avec dévouement et patriotisme.

Le dernier Sommet arabe, tenu à Alger, en est une preuve de plus. On a applaudi les prouesses de la diplomatie marocaine et mis à nu les manœuvres et manigances de la junte militaire algérienne et des médias à sa solde. On défend inconditionnellement notre cause nationale, le Sahara marocain. Là encore Monsieur Bourita a préféré s’adresser à des médias étrangers pour commenter les élucubrations algéroises. Il y a quelques mois, les journalistes marocains surfaient, seuls, contre une vague mondiale qui cherchait à incriminer nos services de sécurité et à les rendre responsables d’espionnage de personnalités étrangères par le biais du logiciel d’espionnage Pegasus. On a réussi à inverser la tendance. La vérité a fini par éclater. Même le parlement européen n’a pas réussi à prouver la responsabilité du Maroc.

Ne s’est-on jamais demandé si Le Monde ou El Pais pouvaient défendre le Maroc dans ces affaires? Pas la peine de se leurrer. Ce sont ceux-là mêmes qui n’ont rien ménagé pour abattre le Royaume et ternir son image.

Que nos responsables arrêtent de dénigrer les journalistes! Notre pays a besoin d’une presse nationaliste, libre, engagée et indépendante. Le Maroc possède une presse plurielle qui fait preuve d’une liberté de ton rare dans le monde arabo-africain. Elle n’envie rien aux grands titres internationaux qui séduisent, par on ne sait quel complexe, nos responsables et dirigeants.

Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui le …paye.

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